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Littérature SF&F québécoise LA MER ALLÉE AVEC LE SOLEIL (Tyranaël-5)
Lors du retour de la Mer, Taïriel rencontre un jeune homme très particulier, Samuel. Il a une connaissance immense de l'histoire Virginienne et de l'art Ranao. Elle en tombe amoureuse, un peu par dépit, à cause d'un amour qui l'a blessée. Mais alors qu'il disparaît, elle commence à avoir des absences et des Rêves (la première rêveuse Virginienne!) parfois sanglants, parfois plus calmes, comme cet homme au bord du lac Mandarine qui observe l'île l'Aguay. Elle en est troublée parce qu'elle était une bloquée, et qu'elle a passé l'âge des déblocages, même si ses ancêtres Flaherty étaient de forts télépathes. Elle retrouve Samuel, qui en fait se nomme Simon (vous voyez le lien), et le supporte quand il vole le sarcophage de Ktulhudar pour le rapporter à l'île d'Aguay. Mais Simon souffre de progéria, et les médecins ne lui donnent qu'un an à vivre. Il se dit que c'est sa dernière vie et voudrait la vivre tranquillement, mais Taïriel le pousse à chercher les réponses aux questions qu'il se posait depuis des saisons. Ils se rendent au Catalin, à Ékriltan, la ville temple, puis sur les traces de Shandaar à la recherche des Ékelli. Tout ça entrecoupé des Rêves de Taïriel, où elle voit souvent l'homme en gris que Simon et sa mère avaient rencontré alors qu'il était petit, elle voit Simon mourant, et Galaas sur plusieurs époques, comme observateur attentif. À partir de l'épilogue, et même un peu avant, on a des réponses à tous les mystères finement tissés, on voit aussi d'autres Rêveurs, beaucoup plus tard, d'autres peuplades extraterrestres, etc. Je ne vous en dis pas plus! Avec ce cinquième tome, Élisabeth Vonarburg termine magistralement son cycle tout aussi magistral. J'ai même l'impression qu'elle aurait encore eu du matériel pour un sixième bouquin, mais c'est seulement mon impression. En tous cas, ce monde est encore ouvert en possibilités. Après plus de 2000 pages (ce qui représente, selon mon estimation, plus de 720 000 mots), que peut-on dire du cycle en entier? Pour moi, ce n'était pas une banale création de monde. C'était tellement vaste! L'histoire d'une planète et de ses habitants sur des siècles! L'évolution des coutumes, des façons de penser, les épisodes heureux et malheureux que les habitants d'une planète vivent au cours de leur évolution... Et ça sonne juste. On se dit, "oui, ça pourrait se passer comme ça, dans ces conditions-là, c'est logique". C'est génial ! Une science-fiction intelligente, un travail de démiurge colossal, un panorama de tout ce qu'il y a de meilleur dans la SF. Dans la collection Alire
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