Goldorak, tout comme Albator, Denetan, Capitaine Flamm et Candy, fait partie de l'imaginaire québécois. Tous les adultes de plus de 25 ans connaissent ces personnages ou en ont déjà entendu parler. Il est toutefois dommage de constater l'absence de versions françaises de ces émissions autant dans les clubs vidéos que dans les boutiques spécialisées. Imaginez-vous qu'on m'a déjà proposé une cassette du film de Goldorak pour la modique somme de 60$, et c'était une copie en plus !
Les amateurs de dessins animés japonais des années 70 devront donc se rabattrent sur des versions anglaises maintenant disponibles dans plusieurs club vidéos (dont Trans Video).
Grandizer est la version anglaise de Goldorak. Cette cassette vous propose les deux premiers épisodes télé (et non le film). Voilà donc une belle surprise de retrouver nos personnages favoris de ce classique de l'animation japonaise.
Les personnages portent des noms bien "américains". Au désespoir de ces dames, le bel Actarus porte le nom de Johnny. L'ensemble de la famille d'accueil de Johnny s'exprime avec un accent texan. Il faut dire que la base d'observation est en plein cœur d'un Ranch.
Les deux épisodes présentés sur cette cassette nous montrent la rencontre de Johnny (Actarus) et de son fidèle compagnon à venir, Lance (Alcor).
Robot Back To Action
Le premier épisode ressemble au film Goldorak. Lance, le pilote d'un OVNI terrien, arrive à la base d'observation sur le Triple Triangle Ranch. Il rencontre la famille Panhandle et l'étrange Johnny.
Des OVNIS extra-terrestres ont été observés dans la région. Mais ces extra-terrestres sont-ils bienveillants ?
Beware The Red Moon
Le deuxième épisode nous dévoile les origines "extra-terrestres" de Johnny et comment sa planète natale fut détruite par les envahisseurs Vegans. Les envahisseurs ayant copié la technologie des natifs, Orians, ont construit le terrible Grandizer. Johnny aurait donc utilisé Grandizer pour s'enfuir en direction de la Terre pour échapper aux tyrans Vegans et enfin trouver la paix.
Mais les envahisseurs veulent conquérir la Terre et exploiter ses ressources.
Le seul obstacle à ce plan diabolique : Grandizer.
Il faut avouer que je craignais tomber sur une version très "édulcorée" de Goldorack. Les traductions américaines ont tendance à "dédramatiser" les dessins animés japonais. Il est vrai que des Goldorak et des Albator offrent des scénarios assez tragiques, mais il ne faut pas retirer l'âme "originale" du scénario pour plaire aux enfants américains. J'ai déjà visionné la version anglaise de Capitaine Flamm (Captain Futur) et laissez-moi vous dire que c'était dans le genre Looney Tunes…
Voilà donc un dessin animé qui conserve l'esprit de l'original japonais et ce à quoi la version française nous avait habitués.