
Angleterre
1957
Val Guest
85 ou 91 minutes
- Peter Cushing
(Dr. John Rollason)
- Forrest Tucker
(Dr. Tom Friend)
- Maureen Connell
(Helen Rollason)
- Arnold Marlé
(Lhama)
- Richard Wattis
(Peter Fox)
Titres alternatifs
- The Abominable Snowman of the Himalayas
- The Snow Creature
Astro-cote

(5 Tor = un chef d'uvre;
1 Tor = ne vaut pas le prix d'entrée)
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The Abominable Snowman
Une expédition (juste cinq hommes, wow!) est à la
recherche du légendaire homme des neiges quelque part sur une montagne du Tibet. Comme
disait le Capitaine Bonhomme
le Yéti y-est-y? Peter Cushing est le professeur
anglais qui veut étudier la créature, Forrest Tucker est laventurier américain
qui veut la capturer et ainsi faire une fortune. Conflit didéologies? Mets-en! Ce
film a quelques défauts agaçants (notamment un acteur caucasien qui tient le rôle
dun très peu convaincant grand lama, une scène davalanche assez ridicule par
son manque de spectaculaire, les problèmes domestiques du personnage de Cushing, des
décors parfois cartonnés, etc.), mais ma beaucoup surpris pour son ton mature
malgré un sujet qui peut sembler folichon. Juste le souvenir dun film similaire,
SNOW BEAST, me donnait la nausée pour sa
médiocrité. Mais ici le sujet est traité avec respect. Si tout cela semble un peu
longuet, cela vaut la peine de tenir le coup, alors que la fin est très impressionnante
(non pas parce que cest terrifiant, mais plutôt à cause dun côté presque
majestueux à une scène visuelle qui ma profondément touché, vous saurez de quoi
je parle.). Quelques théories sur la place des humains dans larbre généalogique
des anthropoïdes sont débattues de façon différente et intrigante.
Voilà une production des studios Hammer qui sort de
lordinaire, alors quils étaient sur le point de créer une foule de films
dhorreur en couleur (avec multitude de décolletés provocants, jose
préciser
la preuve? cliquez ici.). Le budget modeste
nest quand même pas un désavantage, quand on considère latmosphère à
tendance claustrophobe qui se dégage des scènes. Cest à peine si on aperçoit les
yétis, alors ne vous attendez pas à de spectaculaires scènes de combats
corps à corps.
Un gars revire fou après avoir zyeuté un bras de yéti tatillonnant dans sa tente :
observez lexpression sur son visage quand ses compagnons finissent par le rejoindre.
Comme à son habitude, Cushing est excellent et on peut en dire autant de Forrest Tucker,
qui ne joue pas la brute épaisse de façon classique, représentant justement un
personnage mené par lappât du gain de façon non-caricaturale. Un très
intéressant film, peut-être le meilleur sur ce sujet si marginal.
Benoît Chénier
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