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Cinema & video retour Legends
Italie 1974

Réalisateur
:
Paul Morrissey

Durée:
103 ou 106 minutes

Avec:

  • Udo Kier
    (Comte Dracula)
  • Arno Juerging
    (Anton)
  • Joe Dallesandro
    (Mario Balato)
  • Vittorio De Sica
    (Marquis DiFiore)
  • Maxime McKendry
    (Marquise DiFiore)
  • Roman Polanski

Titres alternatifs:

  • Blood for Dracula
  • Andy Warhol's Young Dracula
  • Dracula
  • Young Dracula
  • Dracula cerca sangue di vergine... e mori di sete
  • Dracula vuole vivere: cerca sangue di vergine!
Andy Warhol’s Dracula

pochette vidéoEn voulez-vous des titres différents, en v’là. Et sûrement qu’une multitude d’autres existe à travers le monde. Vous aurez ici le privilège d’admirer le comte Dracula le plus fatigué, malade et déprimé du grand écran. En fait, maintenant il devient physiquement indisposé quand il ne boit pas du sang pur de vierges. Ce qui nous amène les scènes d’horreur suivantes : notre vampire dégueulant à maintes reprises dans de belles toilettes napolitaines au décor marbré, avec maints effets vocaux pour nous faire partager sa détresse (genre "beuark"). Oh, et l’action se déroule en Europe, au début du siècle, ce qui signifie que nous avons de nombreuses scènes de jeunes filles portant de délicats sous-vêtements d’époque, souvent avec une bretelle glissant sur une épaule blanche… et sans oublier les cheveux portés en toques!

De nos jours, Udo Kier est en train de devenir le John Carradine moderne, apparaissant dans une multitude de films à travers le monde. La qualité de ces productions est fort variée, il va sans dire, mais Udo semble s’amuser la majorité du temps. Il demeure un acteur fascinant à voir, souvent amusant, et qui n’a pas peur de se tremper les pieds dans des scénarios extravagants. Son Dracula ici provoque plus le rire que la crainte; ce fait peut-il être considéré trop malheureux pour les fans de vampires ou simplement appréciable par cette différence même? Vous constaterez qu’il ne faut pas être trop pressé pour visionner ce film, qui avance à pas de tortue. Seule la finale hystérique et sanglante où l’un de nos personnages principaux se fait couper les deux bras et les deux jambes à coups de hache mérite qu’on s’y attarde pour son côté "gore" grand guignol. Une musique romantique et mélancolique couronne le tout de brillante façon. Mais Vittoria de Sica semble se demander ce qu’il fait là dans chaque scène.

Sortant de nulle part, Roman Polanski a ici un petit rôle comique dans une scène qui est parfois coupée, tout dépendant de la version d’un pays à l’autre. Encore une fois, ANDY WARHOL’S FRANKENSTEIN et ANDY WARHOL’S DRACULA ont bénéficié à l’époque d’un battage publicitaire et médiatique peu commun pour ce style de film, ce qui en a fait des succès en salles. Je préfère le premier à celui-ci, qui a un rythme beaucoup moins endormant et des personnages encore plus "over the top". Encore une preuve de la grande différence entre le style américain et le style européen.

Astro-cote : ...et une demie!
(5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).

Benoît Chénier


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