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Les détails agaçants maintenant? Ben oui, il y en a, c'est inévitable avec la tengeante prise par le cinéaste de simplement divertir et en mettre plein la vue. Le problème n'est pas qu'il y ait des irritants, mais que ceux-ci soient en nombre juste assez grand pour que le spectateur soit constamment aux limites du "trop c'est trop". Bref, il faut tout de même un petit effort de bonne volonté pour ignorer ces irritants pour apprécier le divertissement. Et je me suis efforcé d'aimer ça
Entre temps, le grand méchant objet a passé la ceinture d'astéroïde et en a projeté vers nous ; ces petites roches pleuvent donc sur New York et un peu partout aussi, mais en épargnant tout de même Cap Kennedy et Houston (il faudra bien s'occuper de la mission quelque part, non?). Heureusement, la NASA avait en réserve deux super-navettes spatiales hyper-robustes dont personne n'était au courant bien entendu. C'est de ces deux engins que l'on se servira pour aller forer sur l'astéroïde.
Bon, j'exagère un peu, mais vous voyez où se situe la bonne volonté? Pour les scientifiques parmi vous, ne vous étonnez pas de voir des explosions dans l'espace, explosions dignes de celles de The Rock malgré la rareté de l'oxygène, mais bon, on va pas s'occuper de tels détails. Que dire sinon que la gravité sur l'astéroïde semble plus forte que sur la lune, malgré la relativement plus petite taille de l'objet (sauf quand ça fait l'affaire du réalisateur). Un bel exemple du parti-pris divertissement contre réalisme du réalisateur; sa façon de tourner les scènes dans l'espace avec les navettes: ces scènes sont pratiquement tournées à la manière de Richard Marquand avec les X-Wing Fighters du Retour du Jedi. Les pilotes donnent l'impression de conduire des F-1 sur une route de stock car où il pleut des météores! Bref, nous avons là un film parfaitement invraisemblable, mais divertissant. The Rock in space, je vous dis. The Rock aussi était divertissement mais totalement invraisemblable, finalement. Les scènes de destruction des villes comme NY ou Paris sont joliment réalisées, bien qu'on commence à revoir le même genre de machins de plus en plus souvent, que ça soit avec des monstres, des volcans, des astéroïdes, des tornades, alouette! Personnellement, j'adapte assez bien mon registre, et j'ai passé un assez bon moment dans cette salle-là. Je ne regrette absolument pas le prix de mon billet (et en fait, je m'attendais à toutes les réserves que j'ai relevées!), mais je me rends compte de l'effort que ça a pris cette fois-ci. Je n'ai rien de particulier à redire contre "explosions" et les "incendies" dans l'espace, celles d'autres films ne me dérangent guère (voir Star Wars, par exemple!), mais on dirait que c'est plus difficile à admettre, à accepter, lorsque le film met en scène des navettes telle que nous les connaissons, dans notre proche-espace tel que nous le connaissons. Et en fait, le pire reproche que j'aurais eu à faire au réalisateur (et ou au scénaristessss), c'est ce ton plutôt comique du début, qui demeure même un peu jusqu'à la fin. Cette désinvolture de certains personnages typique des héros de plusieurs films d'action m'a paru détonner dans ce film-ci, avec ce sujet-là et nuire à la crédibilité d'ensemble, déjà aux limites. Je ne vous dis pas comment ça fini, sinon que d'après moi, le film aura de meilleurs critiques que Deep Impact (qui est un bien meilleur film, et pas seulement pour sa meilleure SF) et il fera plus d'entrées en salles, ça c'est sûr. Mais il ne faut pas non plus bouder son plaisir, et le divertissement était au programme. Dans ce sens, Michael Bay a livré la marchandise que j'attendais de lui. Sans plus.
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