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USA 1988
Réalisateur:
Tim Burton
Durée:
92 minutes
Avec:
- Michael Keaton
(Beetlejuice)
- Alec Baldwin
(Adam Maitland)
- Geena Davis
(Barbara Maitland)
- Winona Ryder
(Lydia Deitz)
- Jeffrey Jones
(Charles Deitz)
- Catherine O'Hara
(Delia Deitz)
- Sylvia Sydney
(Juno)
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Beetlejuice
Je n’avais pas vu ce film depuis sa sortie en 1988. Intéressant de remettre un œil dessus, particulièrement pour constater à quel point Alec Baldwin a déjà été svelte et sans double-menton. Étant le deuxième long métrage de Tim Burton, on peut quand même constater que sa touche visuelle personnelle est déjà au rendez-vous. Curieusement, voilà un film vieux de douze ans qui propose quelques scènes d'effets spéciaux déjà légèrement désuets! Maudite technologie. Par contre, dans ce petit monde fantaisiste/fantastique, cela n’affecte en rien notre amusement. On ne peut pas dire que j’ai tellement ri de forte voix, mais par contre mon intérêt a été soutenu tout le long, particulièrement à cause du travail colossal entreprit par les artisans qui ont travaillé sur les costumes et les décors. En somme, le scénario est la majorité du temps plus étrange qu’humoristique. Et est-ce une surprise de vous apprendre que c’est plutôt "noir" comme comédie? L’histoire est simple: un jeune couple meurt accidentellement, revient sous forme de fantômes et ont la mauvaise idée d’engager un excentrique "esprit-exorciste" (qui avoue avoir vu THE EXORCIST environ 167 fois!) pour se débarrasser de la nouvelle famille qui prend possession de leur maison (et qui ont l’intention de donner une apparence moderne aux lieux).
Évidemment, le film donne l’impression d’un "cartoon" de Tex Avery ou encore de l’épisode de Joe Dante dans TWILIGHT ZONE: THE MOVIE, intitulé IT’S A GOOD LIFE. D’ailleurs, les maquilleurs ont remporté l’Oscar pour leur magnifique travail: Keaton a l’air croûteux à souhait, entre autre. On a l’impression que quand il se gratte… ouache! En entendant la trame sonore de Danny Elfman, je me surprends de constater à quel point ses compositions commencent à sonner pareil au fil des ans. Par contre, quelques chansons rythmées d’Harry Belafonte viennent donner de la vie parmi cette bande de morts-vivants.
À sa troisième présence au grand écran, Winona Ryder annonçait ses couleurs pour sa carrière à venir, jouant une jeune adolescente gothique mystérieuse. Alec Baldwin et Geena Davis étaient juste sur le point de devenir des super-vedettes. Mais le clou du spectacle demeure l’interprétation du rôle-titre par Michael Keaton, qui venait de connaître quelques flops au box-office avant ce film. 1988 allait être une bonne année pour lui, pour ce BEETLEJUICE et son interprétation dramatique dans CLEAN AND SOBER (en fait, il allait remporter un prix pour ces deux rôles par la National Society of Film Critics). Son Beetlejuice fait penser à un Elvis Gratton démoniaque, complètement pervers mais absolument hilarant. L’année suivante, il allait retrouver Burton dans BATMAN, jouant le héros masqué malgré le scepticisme initial des amateurs. Les meilleures scènes de BEETLE JUICE se déroulent dans l’au-delà, alors qu’une multitude de très curieux personnages décédés accidentellement attendent leur tour (avec un numéro, comme à la boucherie!) pour se faire conseiller dans leur nouvelle "existence" (mon personnage favori demeure l’infortuné qui s’est fait réduire la tête… et qui peut oublier cette bande de joueurs de football pas très malins?). Plusieurs des acteurs ici présents seront rappelés pour tourner de nouveau avec Burton dans le futur. L’année suivante, un dessin animé du samedi matin basé sur ce film fut créé pour la télévision américaine.
Astro-cote :
 
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).
Benoît Chénier
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