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Italie 1960
Réalisateur:
Mario Bava
Durée:
87 minutes
Vaguement inspiré d'un roman de:
Nikolai Gogol
Avec:
- Barbara Steele
(Asa Ajda/Katia Ajda)
- John Richardson
(Dr. Adrej Gorobec)
- Andrea Checchi
(Dr. Tomas Kruvajan)
- Arturo Dominici
(Javutich)
- Ivo Garrani
(Prince Ajda)
Titres alternatifs:
- La Maschera del demonio
- The Demon's Mask
- The Hour When Dracula Comes
- House of Fright
- The Mask of Satan
- Mask of the Demon
- Revenge of the Vampire
- Mark of the Devil
- Le masque du démon
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Black Sunday
Ah, voilà un de mes films d’horreur favori et un joyau du cinéma classique d’horreur italien. Également, c’est la première œuvre créditée à Mario Bava comme réalisateur, alors qu’il avait travaillé sur d’autres projets sans être mentionné ou encore juste crédité comme co-metteur en scène. Ici, il est également son propre cinématographe, son métier d’origine. Je viens d’obtenir la nouvelle copie VHS d’Image Entertainment, qui nous propose la version originale du film, sans coupures et plein écran (en fait, c’est la première fois que ce film est disponible de façon légitime dans sa vraie version en Amérique du Nord!). C’est une merveille.
Le film est identifié à l’écran comme MASK OF THE DEVIL, traduction exacte du titre original LA MASCHERA DEL DEMONIO. Notre Scream Queen Numero Uno Barbara Steele est présentée comme "Barbara Steel". Nous avons droit également à la bande sonore originale par Robert Nicolosi, alors que la version américaine contenait une nouvelle musique de Les Baxter (que plusieurs préfèrent à l’original). Finalement, quelques scènes violentes et/ou macabres supprimées de la version USA sont intactes dans ce produit intégral. Tout pour plaire.
L’intrigue se situe dans les années 1600, comme il est établi dans le prologue. J’affectionne particulièrement ces premières minutes, qui nous démontrent des bourreaux coiffés de cagoules pointues en pleine cérémonie de torture dans une forêt sinistre, au coeur d'une nuit noire. Une sorcière nommée Asa et son frère Javutich sont condamnés au bûcher, après s’être fait clouer un horrible masque de métal sur la figure. La vilaine ensorceleuse est, bien entendu, interprétée par Barbara Steele, qui nous rive sur notre siège avec ses pommettes aiguës et son regard venant tout droit d’un autre monde, nous offrant un personnage diabolique et méchant à ne pas sous-estimer. Elle maudit ses descendants à jamais. La pluie vient contrecarrer les plans des exécuteurs. Les corps sont enterrés pour être oubliés, le sorcier dans un trou anonyme et la sorcière dans un crypte scellée. L’atmosphère macabre de ces quelques minutes est une bonne indication de la production, mariant éclairages inquiétants et ombrages menaçants.
200 ans plus tard, deux voyageurs auront la malchance de ressusciter Asa, toujours victime de son masque, alors qu’un des hommes saigne par accident sur le cadavre. Plus tard, la vue du visage trouée d’Asa, sans yeux dans les orbites, est cauchemardesque. Son fraternel aussi reviendra à la vie, si on peut dire, en se déterrant de son cercueil, dans une scène remarquablement réussie, la meilleure de ce genre depuis THE MUMMY’S CURSE en 1944! Asa entreprendra une vengeance contre ses descendants, principalement en voulant occuper le corps de la virginale Katia (également jouée par La Steele).
D’une scène macabre à l’autre, on ne peut se dégager de cette atmosphère de mal et de perversion qui se dégage de chaque plan. Bava exécute un 360 º inattendu à un moment donné avec sa caméra, nous donnant une vision de la crypte poussiéreuse extrêmement réussie. Il est intéressant de noter que ce chef-d’œuvre à été interdit dans plusieurs pays (notamment en Angleterre) pendant des années et, comme noté plus haut, a été charcuté de quelques scènes morbides pour sa diffusion aux États-Unis. On peut voir pourquoi la légende Barbara Steele a débuté de façon si fulgurante. Dans mon top 10 personnel des meilleurs films d’horreur de tous les temps, il va sans dire, BLACK SUNDAY est l’ultime cauchemar gothique porté au grand écran. Si vous désirez savoir ce que veut dire le mot "creepy", ne cherchez pas plus loin.
Astro-cote :
   
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).
Benoît Chénier
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