|
Revue de l'année 1997
L'heure est enfin venue pour le très peu original bilan de fin d'année. Avec un choix assez mince, comment décerner des prix? Voilà ce que j’en pense.
Alors, pêle-mêle, voici mes observations et opinions sur quelques films de l’année : Mes grosses déceptions de l'année Contact
The Fifth Element
Spawn Je reproche à ce film à peu près les mêmes choses que le comic : un héros indécis, qui se retrouve toujours sur le cul quelque part dans une ruelle, se lamentant sur son sort. Le script est tellement juvénile que c’en est embarrassant. De plus, encore une fois, les méchants prennent toute la place et on aurait dû nommer le film Clown au lieu de Spawn. En d’autres mots, je n’ai pas tellement aimé, préférant choisir mes maux de tête d’une autre façon. J’avoue que, à prime abord, ce comic surestimé m’a toujours tombé sur les nerfs. Tout de même, deux bons points : la cape hallucinante et la présence trop courte de la divine Melinda Clarke et ses remarquables yeux verts. The Lost World : Jurassic Park La dernière demi-heure valait la peine, n’est-ce pas? Mimic
Wax Mask Ce qui devait être le dernier Lucio Fulci... qui est décédé avant de pouvoir le mettre en scène. Un film d’horreur on ne peut plus classique, avec la présence surprenante de Robert Hossein (souvenez-vous des films Angélique). Ne brille pas par son originalité (avec une finale tirée par les cheveux), mais le cinéma d’épouvante italien n’est peut-être pas si mort que ça... Batman & Robin Tout le monde s’est bien amusé a cracher sur ce film pendant l’été (et le font encore aujourd’hui), comme si les gens étaient contents de le voir échouer. Loin de dire que c’est excellent, je suis un des rares à avoir trouver cela meilleur que la majorité le pense. C’est quand même une déception majeure, mais je vous assure que si ce film aurait été le premier de la série, on aurait crié au chef-d’oeuvre ! C’est évident que la recette est due pour être révisée et que l’argent devrait être dépensée pour produire un scénario qui a de l’allure. Comme dans trop de films d’horreur, par exemple, on y retrouve des "one-liners" faciles. Mais quel est le vrai futur de la série? Films "regardables" Wishmaster Malgré la présence de quelques acteurs associés au genre, il manquait un petit quelque chose à ce film pour en faire une vraie réussite. Une héroïne moche, pas vraiment de grandes surprises... À quand Wishmaster 2 directement sur vidéo ? I Know What You Did Last Summer N’arrive pas à la cheville de Scream, mais reste correct. Un slasher-movie luxueux. Me rappelle le début des années 80, quand il y avait 4 ou 5 films d’horreur jouant en même temps dans les salles de Montréal. Gattaca
Kull the Conqueror Un épisode étiré de Hercules : the Legendary Journeys, bien sûr, mais qui s’attendait à plus ? Comique, quand on est dans le bon état d’esprit. Un trame sonore originale, Kevin Sorbo en pleine forme, Tia Carrere en... Tia Carrere (10/10!). Mais qui a pensé à mettre le gros Harvey Fierstein dans un tel contexte? Anaconda
An American Werewolf in Paris
Quelques favoris The Relic Pas tellement original comme structure, mais un très beau monstre et cela, dans un contexte pas assez utilisé au cinéma : un musée. Un film honnête avec de bonnes scènes qui font sursauter. Starship Troopers
Men In Black
Event Horizon Un vrai film d’horreur dans l’espace, enfin... A curieusement semi-floppé au box-office. J’ai aimé, avec d’excellentes images et idées. Une version "uncut" serait fort appréciée. The Devil’s Advocate Une histoire que j’ai trouvée originale, avec un Al Pacino y allant à pleine vapeur (un Pacino qui m’a plu plus ici que le surestimé Donnie Brasco). J'ai adoré son speech final, qui pourrait convertir presque tous les zouin-zouins qui l’entendent. Un rare film cette année où on ne savait pas trop ce qui allait se passer. Magnifiques images. Keanu Reeves a l’air moins "jammé" que d’habitude, mais dans son cas, cela veut-il dire grand-chose? Hits de l'année Gamera 2 : The Advent of Legion Du même niveau que son prédécesseur. Absolument fascinant, Legion étant un essaim de bibittes à la Starship Troopers. À date, ce film japonais a une des scènes de l’année, sinon de la décennie : la tortue géante/volante Gamera en super-tabarn*k, inspirée et soutenue par les cieux, qui "shoote" un "blast-ball-special" sur la gueule de son ennemi pour régler définitivement leurs différents. Inoubliable. Tentez de mettre la main là-dessus à tout prix. Alien Resurrection
Scream 2 Une suite digne de l’original, remplie d’heureux rebondissements. Wes Craven n'est pas encore mort. La séquence du début est encore meilleure que celle plus conventionnelle de Scream. Un mélange habile de fiction et de réalité dans l’histoire rend ce film très riche d’interprétation. Ici, pour ma part, on retrouve le best supporting actor de 97: David Arquette en Dewey, l’ultime tata pseudo "tough in-charge". Malgré tout, un peu plus facile de deviner le secret que le premier. Une excellente série qui devrait se conclure avec Scream 3. Navet de l'année Steel Le flop de l’année, un embarras total. Shaquille O’Neal peut avoir un certain charme, mais là... Costume de héros hideux, scénario d’une simplicité ahurissante, on peut en rire jusqu’à un certain point, mais c’est plutôt mortel...d'ennui Un hymne à la maladresse, avec un Richard Roundtree sorti des boules à mites. Film favori de 97(tous genres confondus, pas le choix!) Face/Off
AUTRES COMMENTAIRES ET HALLUCINATIONS Tomorrow Never Dies Je ne sais pas dans quelle catégorie l’accrocher alors je vais en parler à part.. Les point forts : Excellentes scènes d’action ; excellente utilisation de la BMW qui, pour une rare fois, vole la vedette ; intéressante bande sonore, à part l’horrible chanson de Sheryl Crow qu’on aurait dû inverser avec celle de K.D. Lang entendue à la toute fin ; Pierce Brosnan est encore plus à l’aise dans son rôle, avec un côté son of a bitch bienvenu ; Michelle Yeoh, évidemment, on a les deux yeux collés sur elle chaque fois qu’on la voit sur l’écran ; le docteur Kaufman (Vincent Schiavelli) nous ramène aux méchants hommes de main des années 60. Les points faibles : Un scénario quelconque ; un vilain trop ordinaire, caricatural et plate : Goldfinger, Blofeld & Cie voulaient conquérir le monde, Carver veut juste que sa maudite station TV roule 24 heures... ; le grand blond allemand homme de main en t-shirt serré n’est pas du tout original, on voit de ces gars-là dans presque chaque film d’action; Teri Hatcher, un personnage qui est juste là comme arrière-pensée, peu crédible (avec toutes les filles que Bond a eues, pourquoi devenir si émotionnel sur celle-là plus que les autres ?), mauvaise coiffure en plus, et est-ce juste moi ou a-t-elle pris un coup de vieux ? ; le personnage de M, qui dans GoldenEye était dur et impitoyable et qui devient ici larmoyant et sentimental ; Michelle Yeoh (encore elle !), car pour ceux qui la connaisse, elle aurait pu être encore mieux utilisée... en espérant qu’elle puisse avoir une carrière nord-américaine digne d’elle... Prochain film : Bond se fait épingler pour de bon et c’est Wai Ling qui devient la nouvelle 007 ! Kiss kiss bang bang ! En résumé, la série est tout de même sur la bonne voie. Are you ready for the year 2000, Mistah Bond ? Fant-Asia 97 Ils ont été victimes de leur propre succès, a-t-on dit. Tant mieux, ça veut dire qu’il y en aura d’autres. En 97, j’ai particulièrement apprécié le volet international. Quelques titres qui m’ont impressionnés et que je recommande : Black Mask (un film avec Jet Li qui pourrait faire de lui une vedette aux USA si distribué), Dark Waters (un des meilleurs films d’horreur des années 90), Killer Tongue (quatre poodles métamorphosés en travestis en lingerie, à voir pour le croire), Drunken Master 2 (pour ceux qui penseraient que Jackie Chan serait surestimé), Tokyo Fist (film de boxe juteux à des années-lumières de Rocky, mettons...). En plus, des invités intéressants et des problèmes techniques compréhensibles. See you next summer ! Les Star Wars " revampés " M’a donné tout un mal de coeur. Combien de fois peut-on jouer ainsi avec un public crédule, surtout en ce qui à trait à encore une fois une sortie de coffret " limited edition ", " limited time ", " limited imagination " ? Cet espèce de chantage absurde me révolte, quand on nous dit que tel film sera épuisé en stock à telle date. Dépêchez-vous, là! Y en aura plus! Disney, entre autre, est fort là-dessus. Les gogos qui ont achetés le coffret de la trilogie l’année passée se sont fait passer tout un sapin ! De toute façon, j’ai revu les trois films en salle, comme le reste de la population mondiale de la Terre. J'avais véritablement hâte de voir le premier, que je considère un des films des plus importants à avoir été tourné. Je ne sais pas si c'est moi, mais le deuxième, je l'ai encore trouvé bien ordinaire avec un Harrison Ford frisant le cabotinage, et le Jedi avec ses toutous en peluches et curieux monstres caoutchoutés de qualité inférieure, m'a donné l'effet d'un show d'enfants du samedi matin. Sorry. Je ne suis pas assez maniaque de cette série pour reconnaître les nouvelles scènes/anciennes scènes, bla bla bla. Tout cela me semble un coup de business de bas étage, comme si Lucas a encore besoin d’argent. Quand est-ce qu’on va prendre The Alamo de John Wayne et y ajouter des scènes ? Peut-être un cheval blanc de plus à l’horizon... un mexicain mort additionel... couper les poils de nez de Davy Crockett... et faire un beau package video... Pour la postérité, d’autres films que j’ai aimé en 97 : The Full Monty, Con Air, The Game, Private Parts, la sortie du 25e anniversaire de Pink Flamingos, The Pillow Book. Et Les Boys, que voulez-vous, j’ai embarqué. Films attendus avec impatience par moi-même en 98 : Godzilla, Mighty Joe Young, The Replacement Killer (avec Chow Yun-Fat, film qui a au moins un super beau poster, parce que j’ai entendu dire que ce n’était pas fameux !), Zorro, The Avengers... et Freddy vs Jason ! Vous n'êtes pas d'accord avec cet article? Tant mieux! La divergence d'opinion rend la vie intéressante. Écrivez-moi vos commentaires et observations à l'adresse habituelle. Du même chroniqueur : Fast Forward de B à Z, PART 2 Nos sites :
|
En collaboration avec :
Copyright © 1998 Presses S-F Internet - Tous droits réservés. |