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Legends

USA 1975

Réalisateur
:
Chuck Bail

Durée:
96 minutes

Avec:

  • Tamara Dobson
    (Cleopatra Jones)
  • Stella Stevens
    (Dragon Lady Bianca Javin)
  • Tanny
    (Mi Ling)
  • Norman Fell
    (Stanley Nagel)
  • Albert Popwell
    (Matthew Johnson)
  • Caro Kenyatta
    (Melvin Johnson)



Cleopatra Jones and the Casino of Gold

Cleo en actionProduit conjointement par Warner Brothers et les studios de Run-Run Shaw, ceci est la suite de CLEOPATRA JONES (je vous en apprends, des trucs exclusifs, hein?). On retrouve la gigantesque Tamara Dobson dans le rôle-titre, cette fois aboutissant à Hong Kong pour enquêter sur la disparition de deux de ses agents/compagnons et mettre de la lumière sur les activités d’une autre trafiquante de drogue lesbienne (après Shelley Winters en Mommy dans CLEOPATRA JONES), cette fois-ci Stella Stevens en Dragon Lady!

L’action est un peu plus convaincante ici, sûrement à cause de l’influence de l’industrie cinématographique d’Hong Kong, où le tournage à eu lieu. La finale, particulièrement, est fort excitante (et dure un bon nombre de minutes) alors que le fameux Casino of Gold de la Dragon Lady passe au "cash" (si je peux me permettre ce jeu de mots faciles). Le problème demeure que c’est souvent mal filmé, malgré les bonnes intentions et excellentes cascades. Trop de mauvais cadrages, de gros plans inutiles et de confusion. C’est dommage, car une direction plus serrée aurait élevé ce film à un niveau supérieur, considérant ses personnages excentriques. Saluons le travail de l’actrice Tanny dans le rôle de Mi Ling, qui n’est pas Angela Mao Ying, mais qui se défend très bien question arts martiaux, surtout dans la scène où seulement vêtue d’une courte robe de chambre et les bras attachés, elle met en boîte cinq ou six malabars voulant lui faire un mauvais parti!

Stella Stevens a connu une carrière en dent de scie, débutant dans des productions d’Hollywood de première qualité pour éventuellement se retrouver dans des films à budget plus maigrichon, et finalement aboutir au générique de "thrillers" érotiques, parfois créés par son propre fils, Andrew Stevens! Elle ne semble pas vraiment vieillir et ainsi pourrait devenir presque candidate pour notre dossier Scream Queens, qui me fait rougir de fierté jour après jour.

Encore une fois, Tamara Dobson en Cleo est tout un personnage. Ses immenses chapeaux colorés sont encore en valeur (sans oublier le fameux casque de bain en paillettes réservé pour la finale), ainsi qu’un maquillage encore plus "wild". En fait, elle nous propose un "look drag queen" on ne peut plus parfais. Et en considérant encore que l’action se déroule à Hong Kong, Cleo dépasse d’une bonne tête 99% de la distribution qui l’entoure! Dommage que cette série s’est éteinte; j’aurais facilement imaginé CLEOPATRA JONES IN AFRICA ou encore CLEOPATRA JONES VS MOTHRA ou finalement CLEOPATRA JONES & BLACK EMANUELLE IN THE LAND OF THE CANNIBALS… Tout un programme qui fait rêver!

Astro-cote :
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).

Benoît Chénier



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