Comme vous le savez tous, il faut prendre garde quand on effectue des expériences sur le super-magnétisme. C’est ce qui arrive ici, alors qu’une petite équipe s’évertue à jouer avec de tels projets, créant éventuellement des difficultés dans l’ionosphère affaiblie, ce qui permet à des rayons cosmiques (suite à une tempête) d’influencer certains insectes, qui se mettent à adopter des proportions énormes. Le responsable du projet, le docteur Laird, devient légèrement fou et refuse d’abandonner ses activités, s’enfermant dans le labo et ne voulant rien savoir de personne. Un extra-terrestre venant de la planète X (qui se fera appeler "Smith" sur Terre) vient apporter une aide précieuse aux humains dans ce qui devient un grave conflit contre la nature.
Ce film à petit budget réussit à créer des scènes d’horreur avec une certaine habileté, même si les effets visuels sont très conventionnels. Je pense ici à la femme prise dans une toile d’araignée géante, alors que cette même araignée combat un autre insecte prisonnier dans son piège. Voir des soldats britanniques tirer à coups de carabines sur ces nouveaux monstres peut donner la frousse. On a même droit à un gros plan réussi d’un mec avec la face à moitié mangée, de toute beauté.
Le personnage de la charmante Gaby André est victime d’un sexisme bien typique de l’époque, alors qu’elle est chargée de se joindre à l’équipe de chercheurs, exclusivement composée d’hommes. Ils sont tous sceptiques: ce n’est pas la place d’une femme, une femme ne sera jamais capable, les femmes sont trop faibles, etc. Hilarant! Ils changent tous d’idée quand ils aperçoivent son joli minois! Croient-ils que c’est elle qui va dorénavant préparer leur café, le matin…? Martin Benson (jouant souvent des vilains dans les séries B de Grande-Bretagne) tient ici le rôle du gentil extra-terrestre "Smith", parlant un anglais impeccable (avec accent british, for sure!) et porte un complet en tweed de première qualité. Un charmant personnage. Comment a-t-il apprit l’Anglais, me demandez-vous? Mais en captant nos signaux radios, bien sûr! N’est-ce pas là un des meilleurs clichés de la science-fiction, depuis qu’elle existe? Alors, que je me demandais si COSMIC MONSTERS allait décoller, le film prend un tournant bienvenu au suspense et devient vite fascinant. Pas une grande réussite, mais demeure divertissant.