Ce film vient clore le cycle préhistorique produit par les studios Hammer, qui avait débuté en 1966 avec ONE MILLION YEARS B.C., suivit de PREHISTORIC WOMEN en 1967 et WHEN DINOSAURS RULES THE EARTH en 1970. Même si CREATURES THE WORLD FORGOT est le plus réaliste du quatuor côté historique, il demeure monotone et répétitif. Même si aucun être humain n’a jamais côtoyé de dinosaures dans l’Histoire, les autres films au moins proposaient des aventures colorées et palpitantes. Probablement pour des raisons de budget, aucunes bêtes fantastiques n’est présente ici, à part un costume d’ours complètement ridicule, qui fait penser au déguisement de gorille du cinéma américain des années 30.
Le récit, encore une fois, est très simple, narrant les étapes dans la vie d’une tribu, alors qu’un nouveau chef est élu, il prend épouse avec une jeune fille d’un clan étranger, ses fils combattront pour lui succéder, blablabla. Le film est réussi pour son côté réaliste vis-à-vis la vie quotidienne de ces individus; certains séquences sont donc particulièrement violentes (conflits physiques entre eux, chasse au gibier). Vu que tous les hommes portent la barbe, il est souvent difficile de deviner qui fait quoi. Seule une séquence de volcans en colère nous offre des effets spéciaux intéressants (encore plus impressionnant quand on peut admirer une bonne copie du film et ainsi bénéficier de la splendeur de la cinématographie originale).
Après Raquel Welch, Martine Beswicke et Victoria Vetri, l’ancienne Miss Norvège Julie Ege est la pin-up en vedette, vêtue de fourrures animales. Elle ne parvient pas à créer un personnage sympathique et/ou fascinant, comme ses trois consœurs précédentes. Au moins ici, toutes les femmes ne sont pas des top-modèles avec coiffure extravagante et maquillage digne des meilleurs "runways". Ce qui me fait rire dans tous ces films est le fait que les gens ont soit les cheveux bruns foncés, soit très blonds. Aucune marge de manœuvre entre les deux! Qu’est-ce qu’il arrive avec les rouquin(e)s? Surtout en considérant que brun(e)s et blond(e)s semblent prendre grand enthousiasme à s’accoupler ensemble? Par contre, "Bad Moumoute Day" pour les deux adolescents qu’on voit brièvement au début du film, pauvres infortunés qui sont aux prises avec des perruques afros leur donnant une apparence de clowns. Même chose pour le dernier clan rencontré, tous portant des masques ronds faisant penser à la tête du petit bonhomme en pâte Pillsburry (sans toutefois son chapeau de marin). Cette production demeure donc le moins intéressant des quatre titres du genre proposé par Hammer.
Astro-cote :
et demie!
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).
Benoît Chénier
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