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Legends

USA 1957

Réalisateur
:
Bert I. Gordon

Durée:
72 minutes

Avec:

  • Gloria Talbott
    (Susan Winter)
  • Tom Drake
    (Lee Brand)
  • Lon Chaney Jr.
    (Martin Melville)
  • James Craig
    (Russ Bradford)
  • Dean Parkin
    (cyclope)



The Cyclops

Lon assez toasté, merciUne jeune femme tente de retrouver son fiancé disparu dans la nature au Mexique, assistée de trois camarades, dont un pilote d’avion. À bord de l’appareil de ce dernier, cette petite troupe se retrouvera rapidement face à face à plusieurs anomalies, dont des animaux géants (divers rongeurs et reptiles) et un colosse de 50 pieds de haut portant une couche et étant incohérent! Tout cela à cause de cette maudite énergie atomique. Ah, les expériences de bombes nucléaires…

Ce film est comme un dérivé bâtard de deux autres œuvres de l’époque du metteur en scène Bert I. Gordon, THE AMAZING COLOSSAL MAN et WAR OF THE COLOSSAL BEAST, déjà critiqués dans ces pages. En fait, le géant ici ressemble comme deux gouttes d’eau à celui dans WAR OF THE COLOSSAL BEAST: le maquillage est presque identique et c’est le même comédien qui tient ces rôles! Quelle originalité! Notre ogre est donc chauve, avec un œil démesuré qui ne clignote jamais et un côté de la bouche troué, pourri et qui laisse entrevoir une dentition très inconsistante. Il crie, est très lent et idiot, et semble transparent dans certaines scènes à effets spéciaux médiocres (la majorité des scènes à effets spéciaux, en fait). Ce film bien ordinaire nous propose donc un scénario des plus conventionnels, comme vous pouvez le constater. Sans aucune scène vraiment excitante (malgré le propos), le tout tombe à plat de façon plutôt embarrassante. Ma scène favorite (?) demeure toutefois celle où le géant se bat contre un serpent également gigantesque (ou plutôt, il tente maladroitement de se l’enrouler autour du cou pour donner l’impression d’une furieuse bataille). Lon Chaney Jr. est présent au générique, dans le rôle du lâche Melville et il était assez loin de ses personnages classiques d’épouvante des années 40. Pauvre Lon! Il offre une apparence assez toastée, merci, par-dessus le marché.

Bert I. Gordon (souvent surnommé "Mr. B.I.G." pour ses initiales et pour le thème de plusieurs de ses films) a toujours été obsédé par ces scénarios farfelus d’individus ou animaux ayant de graves problèmes de taille (et on ne parle pas d’obésité ici). Le problème est qu’il n’a jamais réussi à nous servir un film bien convaincant avec ce genre d’histoire.

Astro-cote : et demie!
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).

Benoît Chénier



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