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USA
1966
Richard Fleischer
100 minutes
- Stephen Boyd
(Grant)
- Raquel Welch
(Cora Peterson)
- Donald Pleasance
(Dr. Michaels)
- Edmond O'Brien
(General Carter)
- Arthur Kennedy
(Dr. Duval)
- William Redfield
(Captain Bill Owens)
- Arthur O'Connell
(Colonel Donald Reid)
Titre alternatif
Astro-cote

(5 Tor = un chef d'uvre;
1 Tor = ne vaut pas le prix d'entrée) |
Fantastic Voyage
Une équipe spéciale réunie en catastrophe et un véhicule style
sous-marin sophistiqué sont miniaturisés et injectés dans le corps d’un
diplomate grièvement blessé, dans le but de détruire un caillot qui obstrue
un vaisseau sanguin mortel à son cerveau et ainsi assurer sa survie. Probablement que ce
type détient des secrets importants pour la sécurité ou encore la formule
d’une arme atomique ou l’adresse de la maîtresse du vice-président. Peu importe.
C’est avec surprise et bonheur que je me suis aperçu que ce film n’a pas vieilli de
façon trop embarrassante (à cause du sérieux qui lui est consacré),
malgré un concept qui serait traité de façon différente aujourd’hui
(on parle encore d’en refaire un « remake », vive l’originalité hollywoodienne).
Techniquement, les scènes se déroulant dans l’organisme de l’infortuné
impressionnent encore par leur ingéniosité presque poétique. Les costumes
de plongées ne sont pas trop démodés et celui de Raquel semble avoir
été cousu sur mesure à certaines parties de son anatomie (yeah! elle se
fait même attaquer par d’insistants anticorps). Le suspense de la course contre la montre
est également encore très efficace et le comptage des minutes est presque similaire
à la vraie durée du film.
Étant petit, j’avais reviré sur le top en voyant la séquence où
Donald Pleasance se fait manger par des globules blancs! Des cauchemars, je vous dis! En revoyant
ceci récemment, je me suis souvenu avec bonheur du jeu comique d’Edmond O’Brien (observez-le
verser du sucre dans son café). Isaac Asimov fut chargé d’adapter le scénario
en roman, y réglant quelques points scientifiques illogiques. Donc FANTASTIC VOYAGE est
fortement recommandé. Récipient de deux Oscars, dont un pour Effets Visuels.
Un dessin animé du samedi matin fut créé en 1968 inspiré de ce film, mais
sans grand succès.
Benoît Chénier
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