Un savant fou veut 1) prouver qu'il existe un lien
entre le monde végétal et animal, 2) trouver un moyen de grossir les proportions de
certains organismes (!) et 3) s'amuser avec une de ses jolies étudiantes à chandails
serrés entre deux pots de plantes exotiques dans son labo (plantes qui ressemblent à de
gros pénis noirs, en passant!). Il expérimente sur son ami Konga le gentil
chimpanzé qui mange des bananes et sous peu, l'infortuné primate devient un gorille (!)
géant, sensible à l'hypnose, qui deviendra un pantin dans les mains de son maître
cherchant vengeance sur ceux qui se sont payé sa tête vis-à-vis ses travaux farfelus.
Bientôt, Konga prend des proportions démesurées et envahira Londres, prêt à
réduire Big Ben en morceaux! Shocking!
Michael Gough y va à pleine vapeur, avec une peu convaincante raie
blanche dans ses cheveux. C'est un être immonde, qui niaise son assistante qui voudrait
l'épouser, fantasme sur des adolescentes et fait assassiner ses ennemis imaginaires par
son gorille esclave. Tout cela finira en parfaite queue de poisson, alors que les
militaires britanniques tirent à coups de bazooka sur le monstre géant et n'arrive même
pas à l'atteindre alors qu'il sont à peine 30 pieds devant lui! Un exploit! Ces
idiots visent tellement haut que c'est eux qui risquent de faire sauter Big Ben! Et Konga
reste planté là pendant de longues minutes, indécis, ne comprennant pas qu'on tente
maladroitement de l'anéantir!
Ce
putain de singe est tellement peu convaincant qu'il demeure l'attraction principale de ce
film idiot. Évidemment, il est représenté par un acteur sous-payé forcé de revêtir
un pathétique costume en plastique et fourrure synthétique. Il donne l'impression du
petit cousin de gorille des Banana Splits, Bingo. Le
faciès de Konga en pleine session d'hypnotisme vaut son pesant d'or. Les
poupées représentant les acteurs quand le singe les tient dans sa patte velue sont
également à se tenir les côtes. KONGA est un autre cas de
party intoxiqué.
Astro-cote: 
et une demie!
(5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne
vaut pas le prix d'entrée).
Benoît Chénier
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