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Legends

Danemark 1961

Réalisateur
:
Sydney Pink

Durée:
90 minutes

Avec:

  • Bent Mejding
    (Sven Viltorft)
  • Mimi Heinrich
    (Karen Martens)
  • Asbjorn Andersen
    (Professor Martens)
  • Ann Smyrner
    (Lise Martens)
  • Carl Ottosen
    (General Mark Grayson)



Reptilicus

ReptilicusUn film d’horreur danois, eh bien. Cette production ramasse tous les clichés possibles et routiniers retrouvés dans de tels scénarios à travers le reste du monde (USA, Angleterre, Japon, etc.) et nous les ressert dans de nouveaux décors. L’histoire débute avec la découverte accidentelle d’une gigantesque queue de lézard préhistorique par une équipe de foreurs. Le tout sera remit entre les mains avides de savants, tous parlant avec des accents germaniques, qui deviennent énervés à l’idée d’étudier ce phénomène. Ça ne sera pas long avant que la queue regénère tout le reste du corps, pour ainsi résulter en un serpent géant de mauvaise humeur, qui peut vaguement faire penser à un cousin distant de Manda, créature similaire du cinéma japonais vue dans DESTROY ALL MONSTERS! et ATRAGON. En peu de temps, Copenhagen est attaqué! Menacé de destruction totale! Comment stopper la bête? Argh!

Reptilicus donne l’impression d’une marionnette créée avec un bas et un peu de latex. Curieusement, le film a une excellente cinématographie et de belles couleurs, sauf les scènes avec le monstre, qui sont floues et vagues. Tout cela cadre bien avec le niveau des effets spéciaux: quand Reptilicus crache son venin, ce dernier est représenté par un dessin animé vert fluo qui recouvre l’écran! Wow, j’ai peur! Une de mes scènes favorite nous montre une espèce d’idiot travaillant dans le laboratoire, vêtu de "overalls" en jeans, qui décide par pur plaisir de se tremper la main dans un aquarium habité par une langouste électrique! Épais! C’est aussi follement réjouissant de voir, pour une fois, des caucasiens courir pour leurs vies, au lieu de pauvres japonais hystériques, même si ici, la foule court de façon incohérente. À un certain moment, tout le monde se ramasse sur un pont levant pour échapper à Reptilicus, mais le responsable du pont décide de lever celui-ci, en pleine panique, alors que les gens veulent fuir de l’autre côté! Ce type perd complètement les pédales, craque et se prend le visage entre les mains en braillant! Y est pu capable! C’est mon choix pour la scène ultime de ce film absurde, mais hilarant (quoique le sacrifice complètement inutile d’un soldat qui fonce sur la bête POUR RIEN et explose a un je-ne-sais-quoi…).

La honte!

Détail à noter: les acteurs danois ont tous débité leur dialogue en anglais. Quand le film a été montré aux distributeurs américains, ils n’ont pu que constater qu’il fallait absolument redoubler toute l’entreprise avec des comédiens américains, tant que c’était incompréhensible. Voilà pourquoi le dialogue est souvent… très… lent… Une chose est sûre, le général a de drôles de narines.

Astro-cote :
( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).

Benoît Chénier






En collaboration avec :
Legends



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