Après le succès monstre de PSYCHO d’Alfred Hitchcock, plusieurs maisons de production se lancèrent dans la vague de thrillers psychologiques, alors que le monde des vampires, monstres divers et extra-terrestres paraissait s’essouffler. Pas besoin de costumes en caoutchouc ou de casseroles servant de soucoupes volantes: maintenant, n’importe qui avec un couteau pouvait semer la menace autour de lui/elle et surtout faire peur aux spectateurs. Ce film-ci est un des meilleurs du genre, avec des rebondissements de scénario imprévus jusqu’à la toute fin.
Nous assistons à l’arrivée d’une jeune fille en chaise roulante chez une belle-mère qu’elle n’a jamais rencontrée. C’est la seconde épouse de son père, lui qu’elle n’a pas vu depuis dix ans. Elle est informée que le paternel à dû quitter pour voyage d’affaires et ne peux pas l’accueillir tout de suite. Quand même, elle est invitée à rester pour des vacances. Dans les jours suivants, notre héroïne sera confrontée à des visions du patriarche, semblant mort, à des endroits incongrus du domaine familial en France, qui se tient non loin d’une falaise. Le sympathique chauffeur de la maison tente de l’aider à éclaircir les raisons de ceci. La belle-mère tente de se rapprocher de la jeune fille. Le docteur de la famille semble suggérer que son imagination est trop fertile. Qui dit vrai? Qui dit faux? Quel est le but de toute cette machination? En dévoiler plus serait péché.
Ce petit suspense est probablement le meilleur rôle de Susan Strasberg, fille de Lee et Paul Strasberg, célèbres professeurs d’art dramatique au fameux Actors Studio de New York. Même étant progéniture de parents acteurs talentueux, Susan a connu une carrière en dents de scie, après des débuts prometteurs sur Broadway. Ici, elle donne une vulnérabilité à son personnage qui est très efficace, bien entourée par une petite mais excellente distribution. Susan a été une des meilleures amies de Marilyn Monroe, ayant même écrit un livre sur leur relation. Elle est décédée du cancer en 1999 à l’âge de soixante ans. Christopher Lee, portant nœud papillon, joue le rôle du médecin familial, grand type bête comme seul lui peut interpréter. Rôle court, mais mémorable. Dans le rôle du père qui semble apparaître partout, les sourcils broussailleux du comédien Fred Johnson sont également à signaler.
Astro-cote :


( 5 "planètes" = un chef d'oeuvre, 1 "planète" = ne vaut pas le prix d'entrée).
Benoît Chénier
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