Le mouvement vampirique au cinéma a été servi cet été avec, d'un côté le film techno/gothique Blade (mettant en vedette Weslley Snipes), et de l'autre un film digne d'un western "spaghetti" : Vampires.
En résumé, Vampires nous raconte l'histoire d'un tueur de vampires Jack Crow(James Woods) et son équipe, embauchés par l'Église catholique pour éliminer ce fléau que sont les vampires. Le plus intéressant dans cette histoire repose sur le fait que c'est cette même Église qui est à l'origine du "VAMPIRE ORIGINEL", le premier vampire dont découle par la suite une lignée de buveurs de sang.
Le ton est donné dès le début de ce western sanglant de John Carpenter. Une villa désertique de l'ouest américain est le repère d'une bande de vampires. L'équipe de Jack Crow débarque et font le ménage : fusils de calibre 12, arcs, arbalètes, lampes solaires, traditionnels bâtons de bois, l'attirail est des plus impressionnants. Les vampires, se terrant dans des maisons sombres et lugubres, obligent nos "tueurs de vampires à gages" à les sortir de leur cachette avec un treuil mécanique fixé à une jeep. Le tout donne une scène assez rigolote ! Imaginez un vampire avec une flèche bien ancrée dans la poitrine se faisant traîner à l'extérieur en plein soleil. La pauvre créature n'a qu'à faire ses prières (à Satan je suppose) et être consumée par les rayons de l'astre solaire.
Arrive alors le "VAMPIRE ORIGINEL" du nom de Valek, à la quête d'un artefact religieux qui lui permettra de vivre en plein jour, au grand soleil. Tout ce film est basé sur un scénario de western où, à la fin, le bien et le mal s'affronteront dans un duel à finir. John Carpenter, considéré comme le "bad boy" (mauvais garçon) du cinéma, a mentionné maintes reprises qu'il rêvait depuis des années de faire un western et que Vampires lui donnait en quelque sorte cette chance. Les prises de vue, le cadrage et les éclairages sont des plus "Il était une fois dans l'ouest".
Vampires n'est pas sans intérêt mais les personnages sont tous, autant bons que méchants, froids et sans vie. Le VAMPIRE ORIGINEL ne pourrait être plus sanguinaire. Il tue sans remord, n'a aucune conscience et ne nous suggère aucune sympathie, contrairement à des films comme Blade ou Interview With A Vampire où les créatures de la nuit nous charment et nous subjuguent.
Un bon divertissement qui ne réinvente ni le film western, ni le film d'horreur.