La première apparition du personnage de Zorro remonte en l'an 1919, le 9 août plus précisément alors que le magazine, ALL STORY WEEKLY publiait la première partie d'une nouvelle intitulé THE CURSE OF CAPISTRANO écrite par un ex-policier du nom de Johnston McCulley. On publiera les cinq parties en un seul roman connu sous le nom de THE MARK OF ZORRO en 1924.
Mais Douglas Fairbanks Sr., une des grandes vedettes du cinéma muet allait déjà en 1920 revêtir la cape et le masque pour incarner au grand écran ce chevalier sans peur et sans reproche. C'est le succès immédiat et ZORRO n'a pas cessé de refaire son apparition sous différentes formes : radio, cinéma, livres, BDs et bien sûr, télévision. Qui ne se souvient pas de Guy Williams dans le rôle titre de la série produite par Walt Disney ? En plus, Bob Kane, créateur de Batman a puisé très largement dans la mythologie de Zorro et Doc Savage afin de concevoir son personnage. Vous pourrez juger vous-même en allant voir le film.
Finalement, on a décidé de ressortir le costume, le masque, l'épée et le fouet afin de nous donner une version plus moderne de Zorro, le renard. Et je dois vous avouer que le duo Banderas-Hopkins a su redonner toute son énergie et sa magie à ce personnage légendaire. Mariage parfait entre scènes d'humour absolument hilarantes et non infantiles et des scènes d'action enlevante, LE MASQUE DE ZORRO vous permettra de bien vous divertir.
Le film débute en nous montrant Zorro version Hopkins alors qu'il redouble d'audace et de prouesses afin de contrecarrer les plans du gouverneur californien, Rafael Montero. Malheureusement, il sera arrêté puis jeté en prison. Il ne réussira à s'échapper que 17 ans plus tard (si ma mémoire ne fait pas défaut) alors que Montero revient en terre californienne. Il devra s'associer avec un brigand, Banderas qui ne rêve que de venger la mort de son frère. Rappelant certaines scènes du premier HIGHLANDER entre Sean Connery et Christopher Lambert, Hopkins devra enseigner l'art de manier l'épée à Banderas en plus de devoir le transformer en gentilhomme et en un Zorro potable.
Banderas se dévoile ici comme la grande vedette de ce film et nous démontre son talent pour la comédie en plus de tirer son épée, je veux dire épingle du jeu lors des nombreuses scènes de combat sans parler d'innombrables cascades et pirouettes. Bien secondé par l'excellent Anthony Hopkins et la très charmante Catherine Zeta Jones, le film ne cesse de nous amuser et de nous couper le souffle. Après avoir inoculé une dose de jouvence au personnage de James Bond avec GOLDENEYE, Martin Campbell opère avec la même efficacité pour le personnage de Zorro.
Est-ce que le public sera prêt toutefois à refaire connaissance avec ce héros ? Pour les nostalgiques, ce film est comme un don venu du ciel mais la dernière version populaire de Zorro remonte dans les années 60 et j'ai bien peur que pour la nouvelle génération, ce nom n'inspire plus que de l'indifférence. Et ce serait malheureux ! Alors, durant la période des vacances estivales, pourquoi ne pas amener toute la petite famille revivre une des grandes périodes du cinéma (on sait que le western a fait vivre Hollywood durant plus de 50 ans) ? Qui a dit qu'ABC sont les trois lettres les plus importantes de l'alphabet ? Moi, je commence à croire que ce serait plutôt XYZ car après le X (X Files), c'est au tour du Z de laisser sa marque cet été. Z pour ZORRO !