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Godzilla

Godzilla

Version AMÉRICAINE : sortie 20 mai 1998

Dans le film Addicted to Love, Meg Ryan parle de son ex-amant français à Matthew Broderick, disant quelque chose comme : " Son membre viril est tellement imposant que c’est comme Godzilla détruisant Tokyo avec sa queue ". Était-ce un clin d’oeil pour Broderick en vertu de son rôle de futur héros dans Godzilla 1998?

La pire gaffe que j’ai faite avant de voir le nouveau Godzilla est d’avoir regardé deux jours avant le féérique Godzilla vs Mothra de 1992. Urgh! Tu parles d’un choc de cultures!

Parfois semblant tout droit sorti d’un baril familial de Poulet Frit Kentucky, voilà un Godzilla sans âme et sans personnalité, à des années-lumières de la version japonaise. En vérité, quoi d’autre à dire de ce film qui n’a pas été répété sans cesse cette dernière semaine : voilà une oeuvre qui pique tant d’éléments à d’autres films qu’on devrait presque poursuivre les responsables en justice.

Un autre produit lourd et pesant de Hemmerich et Devlin (dont je n’ai pas encore vu un film que j’ai aimé), qui ne viendront pas me faire croire qu’ils avaient le sujet à coeur. En plus d’avoir menti quelques jours avant la première en déclarant que Godzilla conserverait son haleine atomique! Le monstre à l’air de la créature amphibienne dans The Creature From the Black Lagoon, avec une tête d’iguane visée sur les épaules.

Évidemment, en visionnant tout ceci, je ne voulais pas tomber dans le piège de comparaisons avec l’original. Mais ce Godzilla américain est tellement mal foutu que c’en est inévitable. Matthew Broderick semble constamment sorti d’une boîte à surprise. Les personnages féminins sont particulièrement fades et peu flatteurs. Juste Jean Reno qui s’en sort avec un peu plus de dignité, il me semble. Les illogismes du scénario sont tellement nombreux et flagrants que ce serait trop laborieux à les énumérer ici. Je vous laisse le « plaisir » de les découvrir

Déjà à ce jour, on prévoit que ce film ne fera pas le tabac prévu au box-office. Les mauvaises critiques n’ont pas aidé et vont faire fuir les cinéphiles non initiés qui auraient pu être moyennement intéressés si le bouche-à-oreille se montreraient plus positif. Les vrais amateurs du vrai Godzilla n’en reviennent pas encore. Une belle opportunité manquée, disent-ils, un gaspillage de plus de 100 millions $, alors qu’un Godzilla japonais n’en coûte à peine 10 millions $ !!!! J’ai bien hâte de voir la réaction des fans japonais.

Cette pellicule bâclée aurait dû se nommer Iguana; alors on pourrait dire que ce serait de la bonne représentation! Rempli de clichés redondants, Godzilla m’a laissé avec un goût bien amer. Garrochez-vous sur les autres films discutés dans le dossier Godzilla si vous voulez découvrir la vraie nature de cette magnifique bête. Ok, un film estival, mais pourquoi se contenter de si peu...






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