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Scream Queens

HAZEL COURT


Hazel Court ne s'est pas juste contentée de tourner des films d'horreur, mais elle demeure certainement connue de nos jours pour sa participation à quelques classiques du genre. Projetant une sexualité latente dans plusieurs de ses rôles, Mme Court est un souvenir impérissable pour les amateurs de cinéma fantastique de plus de 30 ans d'âge (clique de vieux croûtons auquel je fais partie). Nous sommes ici, Dieu merci, bien loin de Jennifer Love Hewitt ou autres pseudo Reines d'horreur contemporaines. Ugh. Disons que je ne me sens pas coupable d'être nostalgique.

Jeune Hazel


Née le 10 février 1926 à Handsworth, Birmingham, Angleterre, Hazel Court est une rousse véritable (ou une véritable rousse, à vous de choisir). Des informations sur son enfance sont pratiquement inexistantes. On sait seulement qu'elle a débuté dans des petites compagnies théâtrales dans les alentours de sa ville natale. Elle frappe aux portes des célèbres studios Ealing alors qu'un bombardement aérien fait rage, en pleine Deuxième Guerre Mondiale. Son premier film est CHAMPAGNE CHARLIE en 1944, alors qu'elle a 18 ans, et sa seule phrase de dialogue est: «Je n'ai jamais bu de champagne auparavant!» dans un récit évoquant l'atmosphère du Music Hall anglais des années 1860.

Black&White


S'ensuivra pour l'actrice une série de comédies légères et de films policiers de série B. Son premier film fantastique est GHOST SHIP en 1952, où elle partage la vedette avec son premier époux, Dermot Walsh. On peut entendre Hazel chanter le thème du dessin animé Popeye! L'histoire tourne autour d'un couple qui apprend que le yacht qu'ils viennent de se procurer pour y vivre est hanté. Un film à très petit budget.

Hazel


1954 verra l'apparition de DEVIL GIRL FROM MARS, indescriptible cult-movie de science-fiction. Une martienne incroyablement sexy, toute vêtue de cuir noir, fait son entrée dans une auberge écossaise, accompagnée d'un robot ridicule typique des films des années 50. Elle informe les clients que la planète Mars vient de se remettre d'une révolution et que les femelles ont maintenant le pouvoir. Son objectif sur Terre est de capturer des hommes vigoureux pour les ramener sur Mars en vue de les accoupler avec les nouvelles dirigeantes pour créer une race parfaite. Hazel tient le rôle d'une mannequin désillusionnée prise dans cette invraisemblable histoire. Comme vous pouvez le constater, on est bien loin de 2001: A SPACE ODYSSEY, mais on rigole encore plus.

DEVIL GIRL FROM MARS


CURSE OF FRANKENSTEIN des studios Hammer, en 1957, sera la concrétisation pour Hazel Court: elle devient une vraie Scream Queen (et passe finaliste au titre Reine des Décolletés Avantageux). Le premier grand succès d'horreur venant de Hammer, on peut retrouver au générique deux individus qui allaient en être les deux principaux seigneurs: Peter Cushing et Christopher Lee. Évidemment, cette production annonçait une nouvelle ère pour le cinéma fantastique, alors que des scènes plus graphiques de violence allaient être de rigueur (ainsi qu'une autre bonne dose de sexualité, n'ai-je pas parlé de décolletés?). À 30 ans, Hazel allait connaître une nouvelle carrière. Sa jeune fille, Sally Walsh, tient un court rôle dans le film, à l'âge de quatre ans.

CURSE OF FRANKENSTEIN


Peu de temps après, Hazel se retrouvera de la distribution de la série télévisée DICK AND THE DUCHESS pour le réseau CBS, avec Patrick O'Neal. En fait, ceci présagera une multitude d'apparitions pour le petit écran, notamment dans quatre épisodes de ALFRED HITCHCOCK PRESENTS, entre 1958 et 1961. L'un d'entre eux nous montre Hazel se faire transformer par son mari jaloux (joué par Laurence Harvey) en grains pour nourrir les poulets. Hazel sera guest-star dans une multitude de série TV aux États-Unis, notamment THRILLER, MANNIX, BONANZA, MISSION IMPOSSIBLE, THE TWILIGHT ZONE et THE WILD WILD WEST.

Couverture de magazine!


Son second film d'horreur pour Hammer sera THE MAN WHO COULD CHEAT DEATH en 1959. Christopher Lee est de la partie, ainsi qu'un grand stiff du cinéma, Anton Diffring, spécialiste en rôles d'aristocrates glacés et blasés. Il interprète ici le rôle d'un sculpteur qui découvre une façon particulière de retarder le vieillissement. Pas le film le plus mémorable des studios à premier abord, une seconde écoute fait découvrir à quel point l'histoire est macabre... Une rareté à découvrir. Une rumeur veut qu'une scène de nu aurait été tournée pour le marché étranger et Hazel confirme le tout dans un interview avec Bruce Hallenbeck en 1990. On parle d'une scène où elle pose poitrine dénudée pour le sculpteur veinard. En 1961, Hazel est présente dans DR. BLOOD'S COFFIN, qui relate les aventures d'un médecin dont les expérimentations ont pour objectif de redonner vie à des cadavres ou autres bouffonneries du genre. Typique de son époque, cette production se laisse regarder pour les amateurs de films d'horreur des années 60.

DR. BLOOD'S COFFIN


Par la suite, Hazel solidifiera son statut de Scream Queen en tournant dans trois productions du prolifique réalisateur américain Roger Corman, des titres à inclure dans son cycle d'adaptation de nouvelles d'Edgar Allan Poe. Elle partagera la vedette avec Ray Milland dans THE PREMATURE BURIAL, le film moins connu du trio. Un type a tellement peur de se voir enterrer vivant (???) que... mais j'imagine que vous pouvez facilement deviner la suite. Ensuite viendra THE RAVEN, espèce de comédie d'épouvante mettant en vedette Vincent Price, Peter Lorre, Boris Karloff et Jack Nicholson. Pour une fois, l'humour n'est pas forcé et les comédiens s'en donnent à coeur joie. En vilaine, Hazel semble follement s'amuser.

PREMATURE BURIAL


THE MASQUE OF THE RED DEATH en 1964 est probablement le rôle le plus connu d'Hazel Court et sûrement son meilleur. En Juliana, épouse du Prince Prospero (Vincent Price excellent), son sex-appeal est à son apogée et sa mort tragique (et sanglante) est un des forts points de la production. Ce film est peut-être le meilleur de Corman, et a souvent été comparé à du Ingmar Bergman fantastique! Cinématographie impeccable, images inoubliables, acteurs hors-pairs... Que demander de plus à un des points forts du cinéma d'horreur des sixties? À noter également un des décolletés des plus importants/imposants de l'histoire du Cinéma. Je déprime encore en songeant que nous vivons des mois où le look anorexique est à l'honneur.

MASQUE OF THE RED DEATH


Toujours en 1964, Hazel épouse Don Taylor, acteur et réalisateur américain (on lui doit ESCAPE FROM THE PLANET OF THE APES, THE ISLAND OF DR. MOREAU, DAMIEN: OMEN II, .THE FINAL COUNTDOWN et d'innombrables séries télévision in the USA). C'est d'ailleurs grâce au tournage d'un épisode d'ALFRED HITCHCOCK PRESENTS qu'ils se sont rencontrés. À partir de ce moment, Hazel se concentrera principalement à d'autres guest-shots pour le petit écran, le dernier étant sa participation à un épisode de MACMILLAN AND WIFE en 1972. Son temps sera désormais consacré à sa famille (elle aura un fils avec Taylor) et à se découvrir des talents pour la peinture et la sculpture. Elle aura le temps de faire une courte apparition dans OMEN III: THE FINAL CONFLICT en 1981, où curieusement, elle boucle la boucle avec son tout premier film CHAMPAGNE CHARLIE, alors qu'ici on la voit brièvement verser du champagne à une bande de chasseurs équestres. À ce jour, elle habite toujours en Californie. On peut la voir également dans un documentaire de Ted Newsom sur les studios Hammer FLESH AND BLOOD, de 1997.

Hazel Court


Malgré la mort de Don Taylor en décembre 1998, Hazel Court participe encore à des conventions et laisse sur son passage des fans charmés par sa disponibilité et de sa grande classe. J'ai toujours l'impression qu'on l'oublie trop souvent quand arrive le temps de discuter d'actrices de films d'épouvante. Son inclusion ici est hautement méritée.

rousse sexy

Sigourney Weaver
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