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ALLISON HAYES
Elle est née Mary Jane Hayes à Washington, D.C., le 22 février 1930. D'une remarquable beauté, elle deviendra rapidement Miss Washington en 1949 et participera cette même année au concours Miss America. C'est peu après qu'elle adoptera le prénom Allison pour débuter une carrière chez Universal. Comme il était coutume à l'époque, le studio s'occupa de son «training» et lui indiqua le chemin de productions B sans grandes ambitions. Un de ses premier film: Francis Joins the WACs, film d'une série où un mulet parlant tenait le rôle-titre. Au moins, on retrouve au générique de ce volet, quelques autres comédiennes de série B, dont Mamie Van Doren, Mara Corday et Julie Adams. Ce que l'on peut dénoter à travers ces productions: la sensualité particulière d'Allison Hayes, le fait que le spectateur dénote qu'elle va sûrement exploser de passion refoulée d'un instant à l'autre (et que ses blouses/chandails sont magnifiquement serrés...!).
Un western de Roger Corman, Gunslinger, nous propose une Miss Hayes dans un rôle de vilaine très remarqué (et très dominant pour ce genre de production), ce qui débouchera en une série de films d'horreur encore amusants à regarder aujourd'hui. Sa présence n'est que décorative dans Zombies of Mora Tau, mais dans The Unearthly, elle partage la vedette avec John Carradine et l'indescriptible Tor Johnson, mais son personnage n'est pas aussi fort que Gunslinger l'annonçait. Mais la voilà qui joue une sorcière dans The Undead, sorcière au costume auquel nous ne pouvons détacher nos yeux. Et qui peut oublier dans The Disembodied, sa danse lascive sur «beat» vaudou, avec une mini-jupe en peau de léopard? Ah, les années 50, où tout était plus suggéré...
Allison Hayes passe à la postérité et à l'immortalité en 1958 avec Attack of the 50-ft Woman, film d'une absurdité implacable et au taux de divertissement de haut niveau. Savait-elle à ce moment précis que c'était le rôle de sa vie? Allison y va à plein gaz côté interprétation, en riche femme frustrée se faisant «zapper» par un extra-terrestre géant et transparent (?) sur une route déserte, devenant elle-même victime de gigantisme et profitant de son nouvel état pour se venger de son mari, qui chante la pomme à une charmante blondinette! La scène de la colosse, vêtue de draps de lit stratégiquement placés, cherchant son mari en démolissant le bar où il prend une brosse avec sa maîtresse, est un grand moment dans l'histoire des séries B. Allison est sexy de façon hallucinante, décolleté en vedette, avec ces larges ceintures que portaient les femmes à l'époque, entourant ici une taille minuscule.
Ensuite, vient The Hypnotic Eye, film qui apparemment offrait la publicité de vraiment hypnotiser le public. À travers tout cela, Allison participait à plusieurs émissions de télé américaines, dont notamment la série Perry Mason, avec le solide Raymond Burr. Son dernier film d'horreur est The Crawling Hand. Son dernier film tout court : en 1965, dans Tickle Me, avec le King lui-même, Elvis Presley. Que se passa-t-il par la suite?
Sa dernière décennie se déroula à lutter contre la maladie. Il paraît qu'un supplément alimentaire qu'elle aurait prit pendant de nombreuses années aurait résulté en leucémie. Des efforts personnels de sa part eurent pour résultats que le gouvernement américain révisa sa politique sur ces suppléments. Son apparence physique changea dramatiquement et elle s'éteignit à l'âge de 47 ans. Tragique.
Un talent gaspillé? Il semble que c'est toujours le même refrain que je radote dans le cas de toutes les Scream Queens analysées ici. Avec son sex-appeal et son talent à jouer les femmes fatales, Allison Hayes aurait dû participer à des productions de plus grande envergure. On peut se consoler en songeant que sa seule présence réussit à donner à certains films minables un intérêt inespéré. Son étoile au Panthéon des Scream Queens est loin de s'éteindre.
Filmographie d'Allison Hayes et autres images
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