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FILMOGRAPHIE: LES ANNEES 60

1961

SANTO CONTRA LOS ZOMBIES

(Invasion of the Zombies; Santo vs the Zombies)

Metteur en scène: Benito Alazraki

Avec: Santo, Armando Silvestre, Lorena Velazquez, Jaime Fernandez, Irma Serrano

La folie Santo débute ici, avec notre héros de 44 ans reprenant son personnage à l'écran. Ici, c'est le Santo lutteur qui est en vedette; lutteur, certes, mais également agent combattant le Mal, bénéficiant d'un quartier-général secret ultra-sophistiqué. Étant le premier d'une longue série, cette production n'est pas nécessairement un chef-d'oeuvre: les combats sont filmés sans aucune énergie et le charisme de Santo restera à développer. Le scénario consiste à démontrer les méfaits d'un méchant contrôlant divers zombies à poser des gestes criminels (kidnappant même des enfants d'un orphelinat pour les soumettre à des expériences). Santo affronte un zombie pendant un match de lutte, lequel zombie prend en feu et s'évanoui! Le tout se termine dans le labo secret du vilain, où tout explose et la justice reprend le dessus.

SANTO CONTRA EL REY DEL CRIMEN

(Santo vs the King of Crime)

Metteur en scène: Federico Curiel

Avec: Santo, Fernando Casanova, Ana Bertha Lepe, Beto el Boticario, René Cardona Sr.

Ce film (ainsi que les deux suivants) était cru perdus pendant plusieurs années. Leur découverte n'a pratiquement pas de prix, parce que le scénario révèle l'origine de Santo pour la série. En effet, on découvre que la mission de Santo est passée de génération en génération, alors qu'un vieillard instruit son jeune à la légende familiale. La règle est simple: tu deviens un redresseur de torts, défenseur de la veuve et l'orphelin, vertueux mais humble. Tout cela pendant 10 ans. Également pendant cette période, le Santo doit demeurer chaste (!) et renoncer à l'Amour pour une compagne. Si le futur Santo ne se sent pas à la hauteur, il n'a qu'à brûler le masque et renoncer à tout jamais à la tradition familiale. L'intrigue tourne autour de malfaiteurs qui truquent certains événements sportifs, particulièrement le jai alai (ce qui ressemble à du handball). Un des combats de Santo le montre affronter un certain Max Stromberg!

SANTO EN EL HOTEL DE LA MUERTE

(Santo in the Hotel of Death)

Metteur en scène: Federico Curiel

Avec: Santo, Fernando Casanova, Ana Berthe Lepe, Beto el Boticario, Black Shadow

Poster du film

Ici, Santo n'est présent qu'à la deuxième partie de l'intrigue, qui se déroule dans un hôtel à proximité d'une pyramide qui renferme un trésor caché en son sein. Plusieurs meurtres sont au rendez-vous, ainsi que la voiture de sport argentée de Santo (qui a ici un assistant). Oh, ai-je mentionné qu'il y a également un laboratoire de savant détraqué au menu? Curieusement, sur le poster original du film, aucune mention visuelle de Santo! (juste quelques starlettes en chemise de nuit). Un épisode plutôt terre-à-terre de la série.

SANTO CONTRA EL CEREBRO DIABOLICO

(Santo vs the Diabolical Brain)

Metteur en scène: Federico Curiel

Avec: Santo, Fernando Casanova, Ana Berthe Lepe, Beto el Boticario, Luis Aceves Castañeda

Le dernier des films qu'on croyait perdus, avec les mêmes vedettes et le même réalisateur. Encore une fois, Santo ne tient pas un rôle aussi important que le titre laisse croire. Ce sont les trois autres acteurs principaux qui sont mis en évidence, reprenant le même rôle que les deux derniers titres. Santo se bat dans le ring contre Nothanael Leon, dit Frankestein (sic). L'histoire tourne autour des méfaits d'un gang de criminels dans une petite communauté. On a droit à une scène de torture réussie, beaucoup de beautés mexicaines nous pétrifiant de leurs charmes féminins et la vue de Santo qui empêche un avion de décoller en agrippant la queue de ses bras et s'accrochant les jambes autour d'un piquet enfoui dans le sol! Viva El Santo!

1962

SANTO CONTRA LA MUJERES VAMPIRO

(Santo vs the Vampire Women; The Saint Against the Vampire Women; Samson vs the Vampire Women; El Santo contra Las Vampiras; Superman contre les femmes vampires)

Metteur en scène: Alfonso Corona Blake

Avec: Santo, Lorena Velazquez, Maria Duval, Jaime Fernandez, Augusto Benedico, Black Shadow

Poster du film

En toute franchise, voici peut-être le film de Santo le plus connu au niveau international (notez les différents titres). À cette époque, les films de Santo commençaient à être traduits en anglais, et notre héros hérita du nom très recherché de Samson. Combien de fois peut-on écouter l'annonceur sur le ring proclamer: «And here is Samson», alors qu'on entend la foule non-doublée qui hurle «Santo! Santo!»!!!!! En français, Santo devint Superman. Comment se fait-il que DC Comics n'ont pas intenté de procès en justice? Ce film mérite sa célébrité, étant réalisé de façon plus que compétente, avec des effets spéciaux réussis et un scénario intéressant dans les limites du genre. À part les zombies maladroits avec costumes ridicules du film de 1961, c'est ici que Santo fait face à de vrais créatures fantastiques. C'est l'histoire d'un culte de vampires qui tente de trouver la personne qui succédera à leur Reine, Zorina. Santo doit protéger la fille du Professeur Orlof, Diana, qui semble être la victime désignée. À un moment donné, il confronte sur l'arène un lutteur-vampire masqué. Pour une raison inconnue, les vampires semblent grandement intéressés à retirer le masque de la tête de Santo. Fortement recommandé.

1963

SANTO EN EL MUSEO DE CERA

(Santo in the Wax Museum; Samson in the Wax Museum)

Metteur en scène: Alfonso Corona Blake

Avec: Santo, Claudio Brook, Ruben Rojo, Norma Mora, Roxanna Bellini

Poster du film

Un autre titre favori personnel. Ceci est une nouvelle version du thème HOUSE OF WAX, où un espèce de fou furieux trempe d'infortunées victimes dans la cire et en fait des statues. Il expose dans son atelier des figures de Gary Cooper, Ghandi, Staline (!), Pancho Villa, ainsi que Mr. Hyde, le Fantôme de l'Opéra, le monstre de Frankenstein, etc. La plupart de ces statues, comme dans presque tous les films de musées de cire, sont des comédiens qui ont toute la difficulté au monde à demeurer immobiles. Le méchant a été victime des camps de concentration nazis qui ont dérangé sa raison. À un moment donné dans le film, Santo est défini comme «un homme remarquable». En vérité, une multitude de combats féroces nous sont présentés, alors que notre héros doit disposer de plusieurs menaçants bonhommes de cire. Finalement, le vilain se fait assassiner par ses propres créations devenues rebelles. Le comédien Claudio Brook était reconnu pour une carrière «sérieuse», ayant joué dans quelques productions de Luis Bunuel, des films français, même THE DEVIL'S RAIN, (premier film de John Travolta!), un James Bond LICENCE TO KILL, et l'excellent CRONOS en 1992. Après visionnement de ceci, mais femme a déclaré: «C'est le plus mauvais film que j'ai vu de ma vie». Encore une fois, fortement recommandé.

SANTO CONTRA EL ESTRANGULADOR

(Santo vs the Strangler)

Metteur en scène: René Cardona Sr.

Avec: Santo, Alberto Vazquez, Maria Duval, Begona Palacios, Roberto Canedo

Ce film étant un des plus rares, les informations à son sujet sont très minimes. Ce que l'on sait: Santo enquête sur divers meurtres perpétrés par un étrangleur qui cache son identité sous divers masques. Ce dernier tenterait de se venger d'une actrice qui lui aurait lancé de l'acide sur la figure des années auparavant. Certains croient que ce film et le suivant seraient une seule production inutilement étendue en deux parties.

EL ESPECTRO EL ESTRANGULADOR

(The Spectre of the Strangler)

Metteur en scène: René Cardona Sr.

Avec: Santo, Roberto Canedo, Maria Duval, Carlos Lopez Moctezuma

Effectivement, cette oeuvre semble victime de «patchage», avec trois combats de lutte et huit (huit?!?!?) numéros musicaux! L'assistant de l'Étrangleur, Tor, récupère le corps de son maître, qui se met alors à jouer de l'orgue et à rire. Tor fabrique des masques pour l'Étrangleur, à l'aide de peaux humaines. Évidemment, les deux méchants cherchent à faire des misères à Santo, dans le but de se venger. Un petit garçon fatiguant appelle Santo «Papa»! Malgré un scénario déficient, quelques touches d'horreur sont bien rendues, mais le tout demeure incomplet. Si seulement quelqu'un pourrait mettre la main sur SANTO CONTRA EL ESTRANGULADOR: un visionnement de deux films avec l'Étrangleur apparaît comme essentiel et urgent.


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