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FILMOGRAPHIE: LES ANNEES 60 (III)
1967 OPERACION 67
(Operation 67)
Metteur en scène: René Cardona Sr./René Cardona Jr. Avec: Santo, Jorge Rivero, Elizabeth Campbell, Noé Murayama Ceci est considéré comme un des meilleurs films de Santo, avec un budget décent et une intention de participer à la folie James Bond qui est populaire mondialement. C'est donc une aventure d'espionnage, avec Santo démontrant une ou deux touches d'humour. Également, la distribution comprend des comédiens plus chevronnés que la majorité des films de cette série. On peut admirer plus en détails le quartier général de Santo (ainsi qu'une multitude de starlettes en bikini: en fait, ce film contient une scène de striptease où une showgirl orientale dénude ses seins, scène fréquemment coupée lors de diffusion internationale). Un réseau d'espions (dirigé par la fatale Ruth Taylor) réussissent à imprimer de la fausse monnaie pour semer le chaos sur la scène boursière de l'Amérique latine. Santo et son camarade Jorge sont chargé de mettre de l'ordre dans cette escroquerie. De l'action d'un bout à l'autre.
(The Treasure of Montezuma)
Metteur en scène: René Cardona Sr./René Cardona Jr.
Avec: Santo, Jorge Rivero, Manuel Capetillo, Amedée Chabot, Maura Monti Dans la foulée d'OPERACION 67, voici la suite réunissant Santo et Jorge Rivero. Un peu moins bon que le précédent, mais quand même acceptable. Cette fois-ci, une organisation subversive veut mettre la main sur le légendaire trésor de l'Empereur Montezuma. On peut admirer le vrai toréador Manuel Capetillo en pleine action. Santo se fait presque dévorer par un requin avant de mener son enquête dans le Chinatown de San Francisco. Encore une fois, plusieurs jolies filles sont au rendez-vous (dont la même comédienne jouant des jumelles) et Santo ne bronche pas d'une semelle (mais il en profite pour surveiller son partenaire Jorge en train de séduire une pitoune sur un mini-écran TV!). Ce dernier duo de films est recommandé en tant que haut point de la carrière cinématographique de Santo.
SANTO EN EL TESORO DE DRACULA
(El Vampiro y El Sexo; Santo in the Treasure of Dracula)
Metteur en scène: René Cardona Sr.
Avec: Santo, Aldo Monti, Noelia Noel, Robert G. Rivera, Alberto Rojas Une curiosité dans la série, demeurant tout de même un des titres les plus connus des films de Santo. Une version différente existe nous montrant des scènes de nudité concernant les femmes-vampires. Le problème principal du film est que Santo n'est pas présent dans presque la moitié du récit, qui se contente de récréer une version bon marché du roman de Bram Stoker. Dans le rôle de Dracula, Aldo Monti s'en tire passablement bien, ressemblant un peu à Michael Nouri quand ce dernier tenait le rôle du vampire dans la courte série TV sur le comte. Ma scène favorite nous montre Santo vêtu d'un smoking et ascot, le vrai "gentleman-farmer"! Des mélanges de vampires et de voyage à travers le temps, il n'y en a pas eu grande quantité: voici la raison pourquoi.
(Santo vs Capulina)
Metteur en scène: René Cardona Sr.
Avec: Santo, Capulina, Liza Castro, Crox Alvarado Ceci est essentiellement une comédie, probablement destinée à un public juvénile. Capulina était un comique populaire à l'époque au Mexique, son vrai nom étant Gaspar Henaine; il a même tourné une comédie de vampires en 1971. Ce comédien est pratiquement inconnu hors des pays latins. Nous sommes loin d'une comédie spirituelle et sophistiquée: l'humour plane plutôt bas. En général, l'action se concentre sur des escrocs avides de diamants et des robots. En fait, une scène montre Santo jeter une fille en bikini dans sa piscine et elle explose car elle est un robot! Capulina tente de convaincre Santo de retirer son masque... ce que notre héros fait: mais il en porte un deuxième identique sous le premier! Le fils de Santo qui le remplacera plus tard fait ici son début à l'écran, sous son vrai nom de Jorge Guzman.
SANTO CONTRA BLUE DEMON EN LA ATLANTIDA
(Santo vs Blue Demon in Atlantis)
Metteur en scène: Julian Soler
Avec: Santo, Blue Demon, Jorge Rado, Rafael Banquells, Silvia Pasquel, Magda Giner Santo retourne ici à une histoire de science-fiction, où un ex-nazi mégalomane veut s'emparer du monde (mais n'est-ce pas là leur plan favori?) et laisse planer un désastre atomique. Tour à tour, Santo et Blue Demon se font hypnotiser et se prennent au collet, mêlés dans les machinations de cet ancien serviteur d'Hitler. Bien entendu, on a droit à une cité submergée où sont prêts à détonner diverses armes nucléaires. Certaines scènes de films de sci-fi japonais sont «empruntées» et servent de trucages (dont un Godzilla: MONSTER ZERO!). Blue Demon est également un héros/lutteur/acteur masqué. Dans le ring, il a eu de bonnes rivalités avec Santo et c'est l'adversaire qui lui a donné le plus de difficultés. Il a été vedette de plusieurs films en solo.
(Santo and Blue Demon vs the Monsters)
Metteur en scène: Gilberto Martinez Solares
Avec: Santo, Blue Demon, Jorge Rado, Carlos Ancira, Hedy Blue Oh la la, ce ne sont pas les monstres qui manquent ici. Alors, dans le coin gauche, on retrouve: le loup-garou, le monstre de Frankenstein (avec une moustache ?!?!?!), des zombies, un cyclope (un oeil phosphorescent, de plus), une momie, un vampire, une femme-vampire et un extra-terrestre nain avec le cerveau à découvert. Argggghhh!!! Assez!!! Comment Santo et Blue Demon vont-ils s'en tirer? Encore une fois, on aperçoit Santo en train de « necker » dans sa voiture avec une camarade: qu'arrive-t-il au voeu de chasteté? Une autre savant détraqué tient les monstres sous son contrôle et cherche vengeance contre Santo. Une multitude de combats ahurissants s'ensuivent, et Santo doit même se farcir un Blue Demon hypnotisé. Un film au budget très limité, mais rempli d'action incohérente.
(The World of the Dead)
Metteur en scène: Gilberto Martinez Solares
Avec: Santo, Blue Demon, Pilar Pellicer, Carlos Leon, Antonio Raxel Encore une fois, un peut admirer un ancêtre de Santo, Caballero Enmascarado de Plata, et un de Blue Demon, Caballero Azul, pendant l'Inquisition. C'est une histoire de réincarnation, de culte de sorciers, etc. Curieusement, Santo semble prêt à se marier dans cette aventure. Par contre, il se fait poignarder dans le ring par trois lutteurs-fantômes. Ce qui ne l'empêchera pas de s'introduire dans le «Monde des Morts» pour tenter de sauver sa bien-aimée (où il obtient de l'aide de son Caballero aîné). À part le flashback du début, on ne voit pas Blue Demon pour le reste du film, avis à tous ses fans.
(Santo vs the Head Hunters)
Metteur en scène: René Cardona Sr.
Avec: Santo, Nadia Milton, Freddy Fernandez, René Cardona Sr. Cet épisode n'est pas considéré un des meilleurs de la série; pour une rare fois, il n'y a aucun match de lutte incorporé à l'histoire. Santo doit délivrer la fille d'un explorateur des griffes d'une tribu de Jivaros coupeurs de têtes. Dans la bonne tradition de Johnny Weissmuller dans sa propre série JIM LA JUNGLE, Santo doit se battre avec un crocodile (mais contrairement à Jim, il ne prend pas le temps de retirer ses bottes, ses collants, son masque, etc.). Un singe se fait manger par des piranhas. L'idée de transposer la légende Santo dans une aventure à la Tarzan aurait pu avoir du potentiel (comme on peut le remarquer dans d'autres épisodes, des choses plus bizarres ont été filmées). Mais ici, cette production traîne de la patte.
(Santo contra los asesinos de la Maffia; Santo Faces Death)
Metteur en scène: Fernando Orozco
Avec: Santo, Mara Cruz, Angel Menendez, Elsa Cardenas, César del Campo Considéré comme un des plus mauvais films de Santo. Il est chargé de retrouver une émeraude disparue en Colombie, confisquée par une méchante lutteuse. À un moment donné, il se bat avec une épée contre un adversaire. Plusieurs combats de lutte se déroulant à des journées différentes sont montrés, mais curieusement, toujours les mêmes personnes (avec les mêmes vêtements) sont assis sur les mêmes sièges! Malgré tout, ce film contient une scène inoubliable avec Santo prêt à sauter en parachute, avec un casque d'armée sur la tête et une combinaison orange. Santo est filmé dans les rues de Bogota et on peut apprécier les réactions de «vrais citoyens» le rencontrant sur leur chemin.
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