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FILMOGRAPHIE: LES ANNEES 70
1970
SANTO CONTRA LOS JINETES DEL TERROR
(Los Leprosos Y El Sexo; Santo vs the Riders of Terror)
Metteur en scène: René Cardona Sr.
Avec: Santo, Armando Silvestre, Julio Aldama, Mary Montiel
1970 est une année fort occupée pour notre héros. Est-ce surprenant de constater que Santo devient vedette d'un western? Ici, il vient en aide à un groupe de lépreux évadés d'un hôpital qui sont devenus malgré eux des criminels. Voilà une idée à laquelle John Ford ou Sergio Leone n'ont jamais pu songer. Contre toute attente, les lépreux sont traités avec une certaine dignité et non pas comme des simples monstres menaçants, surprenant pour une telle production. Voir un de ces infortunés défiguré portant un sombrero est un spectacle assez unique. Quand même, Santo semble avoir découvert une solution pour guérir la lèpre!
LA VENGANZA DE LAS MUJERES VAMPIRO
(The Vengeance of the Vampire Women)
Metteur en scène: Federico Curiel
Avec: Santo, Norma Lazareno, Gina Romand, Aldo Monti, Victor Junco
Santo revient à une certaine qualité de production et d'anciens amours, les femmes-vampires. D'ailleurs, le metteur en scène Federico Curiel a tourné sa part de films sur ce sujet (également des films d'autres séries mexicaines comme NOSTRADAMUS et NEUTRON). Un savant (légèrement dérangé, le croyez-vous?) réanime une super-reine-vampire (avec l'aide du sang d'une jeune «go-go girl»), pour finalement se faire duper par elle et devenir son serviteur. La ressuscitée cherche vengeance sur Santo, car c'est un des ancêtres du lutteur masqué qui lui a enfoncé un pieu dans le coeur plusieurs années auparavant. En conséquence, Santo se bat contre une multitude de vampires et un gros monstre confus qui n'a rien à voir dans l'histoire. Divertissant et amusant.
SANTO CONTRA LA MAFIA DEL VICIO
(Santo vs the Vice Mafia)
Metteur en scène: Federico Curiel
Avec: Santo, Elsa Cardenas, Patricia Ferrer, Dagoberto Rodriguez
Santo fait face à des saboteurs/kidnappeurs/revendeurs de drogue. Aucun monstre. Très peu de combats. Et quatre numéros musicaux. Des filles en bikini. Bonus: la vision de Santo en costume de bain. Ici, il semble faire de l'oeil à plusieurs jeunes personnes enthousiastes. Chose intriguante: ce film a reçu l'équivalent d'un «14 ans et +» au Mexique à l'époque, alors que tous les Santos sont généralement «Pour tous». Peut-être à cause du côté «drogues»? Un film très conventionnel.
SANTO EN LA VENGANZA DE LA MOMIA
(Santo and the Vengeance of the Mummy)
Metteur en scène: René Cardona Sr.
Avec: Santo, Eric del Castillo, Mary Montiel, César del Campo

Santo est chef d'une expédition qui a pour objectif de repérer les ruines d'un temple ancien. Quand l'équipe découvre les restes d'une momie et un parchemin menaçant d'une malédiction ceux qui portent sacrilège à son repos, Santo dit: «Dans toute l'histoire de l'humanité, aucune momie n'est jamais revenue à la vie». Ceci est un autre exemple flagrant du manque de continuité de toute la série, alors que Santo a failli à maintes reprises se faire neutraliser par des vampires, des monstres de laboratoires, des zombies, des martiens, etc. D'ailleurs, son ancêtre lui avait dit de ne pas se casser la tête avec les femmes et notre héros n'arrête pas de flirter avec différentes jeunes personnes. La momie reprend vie, tue la majorité de la distribution et Santo découvre que ce n'est pas une vraie momie, mais un gars déguisé! El Santo avait raison! Film décevant.
LAS MOMIAS DE GUANAJATO
(The Mummies of Guanajuato)
Metteur en scène: Federico Curiel
Avec: Santo, Blue Demon, El Mil Mascaras, Elsa Cardenas, Juan Gallardo, Jorge Pinguino

Avec affection, je me souviens de cela étant le premier Santo que j'ai vu. Lisez ma critique dans Fast Forward de B à Z ici. Pouvez-vous me blâmer d'être devenu un fan? Suite au film précédent où Santo demeure sceptique quant à l'existence de momies, il doit en confronter toute une bande ici. Guanajuato est réputé pour son exposition d'authentiques momies. Une momie nommée Satan reprend vie (il a été tué il y a 100 ans par un autre ancêtre de Santo et voilà que sonne l'heure de la vengeance). Blue Demon se fait assommer; également il se fait retirer son masque, ses bottes et ses culottes par une momie qui veut prendre sa place! Un inspecteur de police déclare que plusieurs lutteurs deviennent cinglés à force de se faire frapper sur la tête. El Mil Mascaras est également une autre vedette lutteur/acteur. Sa «gimmick», comme son nom l'indique en espagnol, était qu'il ne portait jamais le même masque deux fois. Finalement, nos trois héros font flamber toute cette bande d'enrubannés avec des lance-flammes (lance-flammes qui se trouvaient comme par hasard dans la voiture sport de Santo). Tout le monde se bidonne à la fin. Je n'arrive pas encore à croire que je n'ai plus ma copie de ce film, alors que j'ai vraisemblablement enregistré par erreur un show de lutte par-dessus, il y a de cela beaucoup trop d'années. Fortement recommandé.
1971
SANTO CONTRA LA HIJA DE FRANKENSTEIN
(Santo vs the Daughter of Frankenstein)
Metteur en scène: Miguel M. Delgado
Avec: Santo, Gina Romand, Anel, Roberto Canedo
Un film encore très difficile à dénicher. Ce que l'on sait: la fille de Frankenstein a le loisir de demeurer en vie grâce à un sérum de jeunesse. Son assistant à créé deux monstres, Truxon et Ursus. Elle apprend que Santo a un sang qui le rend pratiquement immortel (ainsi que jeune et beau, quoique sur ce dernier point, qui sait vraiment?). Une de mes fins favorites dans l'histoire du cinéma est présente ici: un laboratoire qui explose. Et Santo devient ami avec l'un des monstres! Prometteur.
MISSION SUICIDA
(Suicide Mission)
Metteur en scène: Federico Curiel
Avec: Santo, Lorena Velazquez, Elsa Cardenas, Dagoberto Rodriguez, César del Campo
Que retrouve-t-on sur le poster de ce film? DES FILLES EN BIKINI et Santo qui semble courir/voler vers elles! Il semble que d'anciens nazis cachés en Amérique du Sud ont kidnappé la fille d'un scientifique pour qu'il travaille pour eux. Interpol charge Santo de mettre de la lumière sur toute l'affaire. Ce film ordinaire tente un peu trop tard de profiter du vent de marée James Bond. Santo tarde à se présenter dans l'action. Il y a quand même une troupe de femmes expertes en arts martiaux et un ancien nazi qui se fait marquer les joues avec des swastikas comme signe de vengeance.
ASESINOS DE OTROS MUNDOS
(Killers From Other Worlds)
Metteur en scène: Rubin Galindo
Avec: Santo, Juan Gallardo, Sasha Montenegro, Carlos Agosti
Un gros monstre laid provenant de mico-organismes dissimulés dans une roche lunaire sème la terreur. Un certain Malkosh fait chanter les autorités avec cette créature meurtrière repoussante. Un des ses assistants, Boris Licur, veut conquérir l'humanité. Santo doit remettre tout le monde à leur place pour protéger la population entière de cette planète sur laquelle nous vivons et que nous appelons Terre. Le gros problème ici est que le monstre n'est guère convaincant: peut-être qu'il provient du même bout de galaxie que la bibitte-tapis de THE CREEPING TERROR? Par contre, il bouffe pas mal d'acteurs et d'actrices mexicains probablement sous-payés. Une curiosité.
EL AGUILA REAL
(Santo y la Tigresa en el águila real; The Royal Eagle)
Metteur en scène: Alfredo B. Crevenna
Avec: Santo, Irma Serrano, Jorge Lavat, Dacia Gonzalez
Après chirurgie plastique au nez et quelques années passées comme étant la maîtresse d'un président du Mexique, Irma Serrano revient partager la vedette avec Santo, elle qui était au générique de SANTO CONTRA LOS ZOMBIES. La fille d'un ancien ami décédé de Santo le contacte, car elle craint pour sa vie. Santo se rend dans une hacienda pour enquêter. Tout cela semble un complot familial, avec l'implication d'un bossu et d'un géant. La finale nous montre Santo arriver en retard, alors que tout est réglé. Très héroïque.
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