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Ces pages sont consacrées à l'édition 2000 du festival FantAsia. Vous y trouverez nos observations sur les films présentés. Est-ce nécessaire de rappeler que le tout s'est déroulé du 13 au 31 juillet 2000, au cinéma Impérial, à Montréal? Bien sûr que non. Voici le site officiel de FantAsia: www.fantasiafest.com.  Vous y trouverez toutes les informations concernant la programmation depuis 1996.

Benoît Chénier
Éditeur en chef

Éric Gagnon
Chroniqueur

Ne manquez pas le Journal de bord d'Éric Gagnon sur le fest, qui y nous propose ses propres critiques, des observations sur les gens qui fréquentent l'Impérial, les divers organisateurs et même sur sa vie personnelle! Gasp! Quelle horreur!

Et maintenant, voici mes propres constatations :

ÉPILOGUE

Voilà que le festival est terminé, **sniff sniff**. Fini le loisir d'observer ces longues lignes d'attente où 85% des gens sont des gars en bermudas, t-shirt extra-large et munis d'éternels sacs à dos, **bou hou hou**. Que retenir de l'édition 2000? Que je n'ai rien vu qui m'a renversé? Que je me suis le plus amusé avec des valeurs sûres comme Santo, Mothra, Godzilla, Ultraman et compagnie? Qu'il est devenu ridicule de lire le guide du fest et y découvrir que pratiquement chaque film est présenté comme une révélation (tout la monde va se souvenir amèrement d'I.K.U., n'est-ce pas)?

Le commentaire négatif que j'ai le plus entendu cette année est : « où sont les vieux films? ». Plusieurs se demandaient où sont passés certains favoris comme Chow Yun-Fat, Jackie Chan, Jet Li, Sammo Hung, Stephen Chow, etc. Évidemment que depuis 1996, FantAsia nous a programmé parmi les meilleurs de ces acteurs, alors il devient plus limité de trouver des titres de qualité. Deuxièmement, la disponibilité des bobines n'est pas toujours évidente. Est-ce que les organisateurs se sont lassés de se démener pour en trouver ou n'y a-t-il vraiment plus rien de disponible? Le problème est que sans la présence de ces acteurs que plusieurs ont découvert en 1996, le festival devient sans âme, sans figure de proue à laquelle on peut s'identifier. Au moins Lau Ching-Wan est venu...  Il est probablement plus facile de trouver des oeuvres récentes, alors que les créateurs sont ravis de les présenter toutes fraîches au grand public.

De plus, la présence de la section « comédie » a semblé mystifier tout le monde, particulièrement des titres comme LA VIE APRÈS L'AMOUR ou ANDRÉ LE MAGNIFIQUE, ceci dit sans enlever leur qualité respective. Qui aurait préféré voir THE FIVE DEADLY VENOMS à la place? Retenons que sur toute la programmation de cette année, on y retrouvait seulement que six longs métrages d'Hong Kong!

J'ai l'impression que FantAsia en est train de se diviser en deux : le côté « première » et le côté « rétro » et qu'un moment donné, il y aurait danger que la cohabitation ne se fasse plus, autant du côté public que du côté organisationnel. Encore une fois, leur site web a été laissé en plan, pas même foutu d'avertir des changements ou encore de l'horaire précis du 31 juillet, qui restait libre. Et c'est juste « in english » (pour plaire à la presse internationale?).

Par contre, les quelques employé(e)s avec qui j'ai discuté, autant du côté FantAsia que du cinéma Impérial, se sont toujours montrés attentifs et efficaces (mais difficiles à rejoindre avant le fest, je ne sais pas combien de téléphones que j'ai effectué pour obtenir ma passe, qui est arrivée avec un certain retard, mais c'était le cas de tous les autres journalistes). Ah, mais je bitche probablement pour rien. FantAsia demeure encore un évènement unique en Amérique du Nord. J'espère juste que le focus de la mission principale soit bien interprété par tous.

30 juillet: ULTRAMAN TIGA: FINAL ODYSSEY

Fais-la souffert!Avant même que la projection débute, un monstre hideux prend d'assaut la salle de projection de l'Impérial et tourne en bourrique le présentateur André Dubois, l'accusant de chouchouter Ultraman depuis les cinq années du Festival! André tente de dissoudre l'infâme créature grâce à ce qui ressemble à un « popsicle » métallique, mais Ultraman Tiga lui-même fait irruption dans une cacophonie pyrotechnique et donne une correction mémorable à l'horreur de caoutchouc, qui sera vaincue et transportée hors de notre vue par trois employés du théâtre, à l'approbation hystérique du public. On nous présente alors le premier épisode de la série télé Ultraman Tiga, pour nous situer par rapport au film qui va suivre. « Take me, take me higher », nous annonce-t-on à tue-tête quelque part dans la trame sonore. En effet, ces aventures sont bien hautes en couleurs, réunissant l'équipe planétaire GUTS constituée de sept membres experts dans chacun de leur domaine (et qui ont tous l'air pas plus vieux que 25 ans!). Dans le film, trois statues aux allures ultramanesques prennent vie (dont une femelle) et sement la terreur. Est-ce que le jeune Daigo, après deux ans de disette, pourra reprendre le rôle protecteur d'Ultraman Tiga et sauver la Terre? Qu'en pensez-vous? Le film est amusant, mais contient trop de scènes à l'eau-de-rose embarrassantes et qui freinent l'action, ainsi que des effets d'ordinateurs très primaires. Par contre, le duel final est spectaculaire, entre notre héros et la méchante qui utilise un fouet-laser. Mais il n'y a aucun gigantesque monstre mou à l'horizon...

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29 juillet: L'INVASION SILENCIEUSE

un zombie confusRéalisé par le sympathique Éric Lavoie, voilà un hommage aux séries B des années '50, aux films de lutteurs mexicains et à combien d'autres genres populaires. Créé avec respect et non pas dans le mépris, j'ai adoré ce petit film muet d'une cinquantaine de minutes, hautement coloré (malgré le noir et blanc!) et visuellement riche en trouvailles. Des extra-terrestres veulent faire du trouble sur notre monde, des morts-vivants sèment la terreur, un gars perd la bague qu'il voulait remettre à sa dulcinée.... ça va mal. Seul l'unique héros El Mascarado peut remettre un semblant d'ordre dans ces machinations. Avec en prime André Dubois de FantAsia dans un étonnant double-rôle et quelques secondes de Forrest J. Ackerman médusé par une soucoupe volante ressemblant à un fer à repasser (probablement filmées quand le vénérable 4E était de passage à Montréal à ConCept '98) et un robot assemblé avec des cannes de soupe et tuyaux de laveuse. On espère une série avec El Mascarado...

RING 0

Ring 0Ce troisième épisode de la série RING est le moins réussi de la trilogie, mais demeure quand même un film intéressant. Se déroulant trente ans avant les deux premiers films, on suit une jeune apprentie-comédienne qui a un comportement étrange à cause de pouvoirs anormaux résidant en elle. Elle semble influencée par Sadako, l'inoubliable fillette fantômatique et vengeresse introduite dans le premier RING. Quel lien peut bien unir ces deux femmes? Et sommes-nous bien certains qu'il s'agit bel et bien de DEUX femmes? Des réponses sont ici, souvent plus ou moins convaincantes. L'idée de deux Sadako me décevait énormément et promettait d'enlever un peu de lustre à la légende originale. Ai-je tort ou raison? Quand même, une séquence finale contient une image d'horreur qui a fait réagir la salle de belle façon, croyez-moi. La trilogie RING demeure tout de même l'ultime série d'épouvante des années '90.

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28 juillet: BLOOD: THE LAST VAMPIRE

Blood: the Last VampirePour moi, les « japanimations » sont comme des bas blancs : tous interchangables, tous pareils. J'avoue avec étonnement que les meilleurs films vus cette année au festival sont des films animés, surprise surprise. Celui-ci a une durée de 48 minutes, mais son impact est aussi fortement ressenti que n'importe lequel long métrage. L'intrigue se déroule peu avant la guerre au Vietnam, alors que ce qui semble être une jeune étudiante est employée par le gouvernement américain pour éliminer une race de vampires/démons polymorphes, tout cela principalement pendant une fête d'Halloween dans un collège! Très violent mais efficace, BLOOD est un petit bijou d'atmosphère mystérieuse et de menace latente. Le réalisateur Hiroyuki Kitakubo devait être présent, mais est présentement cloué au lit par une grave pneumonie. Mais mon seul problème envers le film demeure les séquences où certains personnages courent : ils semblent plutôt faire de la course sur place, alors que les décors filent autour d'eux.

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27 juillet: NANG NAK

Nang NakAllez, levez la main tous ceux qui ont déjà vu un film venant de Thaïlande. Hum, c'est bien ce que je pensais. Ce film-ci, d'une grande beauté visuelle, est très impressionnant, même si l'intrigue demeure simple et assez conventionnelle. C'est une histoire de fantômes se déroulant en 1868, alors qu'un jeune homme à l'existence bien simple part à la guerre. Sans le savoir à son retour, son épouse à péri en couches, et lui reprend la vie conjugale avec elle, ignorant qu'elle n'est maintenant qu'un fantôme mélancolique, ainsi que leur enfant. Je préfère ne pas en dire plus, alors que le récit prend le temps de nous dévoiler ses facettes et une scène en particulier m'a donné la frousse et qui serait mal servie par une description écrite ici. Avec une trame sonore magistrale et une cinématographie hors pair, NANG NAK demeurera un de mes films favoris du festival. Par contre, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi tout le monde à les dents noires?

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25 juillet: THE BLACK HOUSE

Un gars qui se mange le doigtLe guide du festival nous dit : « THE BLACK HOUSE peut être aussi vu comme le constat social d'une société japonaise à l'heure d'un no man's land économique et moral ».  Wow. M'a l'air important... Surtout avec une finale impliquant une boule de bowling... L'histoire est celle d'un enquêteur d'assurances qui reçoit le dossier d'une bien bizarre famille : un fils victime de suicide, le mari a qui arrive une série d'accidents/mutilations... Est-ce que toutes ces tragédies sont planifiées d'avance pour récolter le magot à chaque fois? Et qui serait derrière cette manière dangeureuse d'agir? Ce film durant presque deux heures débute en introduisant un certain humour, puis une atmosphère malsaine de menace, pour finir dans un duel « gore » complètement inapproprié sombrant dans le ridicule. Une perte de temps amère, avec une foule grognant d'impatience dans les dernières minutes.

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23 juillet: LEGEND OF THE SACRED STONE

Legend of the Sacred StoneCe film a la particularité de mettre en scène des poupées animées, un peu comme LES SENTINELLES DE L'AIR dans les années '60. Heureusement, aucune fil métallique n'est apparent ici. Le tout résulte en un tour de force, car l'action est furieuse (voire parfois confuse) et souvent sanglante. Hé oui, ces poupées peuvent saigner! L'histoire est abracadabrante de façon appropriée, alors qu'un vieux fou défiguré cherche à retrouver une pierre magique qui exauce tous voeux (mais au prix de la vie de la personne qui fait le souhait) et il est confronté par une poignée de justiciers et quelques démons encapuchonnés (qui font des références à de la pizza!). Si le film est plutôt longuet et propose trop de scènes mélodramatiques, il n'en demeure pas moins une production unique à la technique impeccable. Curieusement, la scène initiale est plus excitante que la finale. Fait inusité : c'est la même personne qui vocalise toutes les voix des personnages du film, autant masculins que féminins ! Pour ceux à la recherche de nouveau.

REBIRTH OF MOTHRA 3 : INVASION OF KING GHIDORA

Mothra 3La série actuelle de Mothra ne prend pas place dans la continuité de la série Godzilla, nous prévient André Dubois avant la projection. En fait, les films Mothra devraient être considérés comme des « fantaisies » pour toute la famille. Je n'ai aucun problème avec cela, préférant voir des gamins admirer Mothra & Cie plutôt que se faire lobotomiser par POKÉMON 2000. Que dire de Mothra, un papillon géant protecteur de l'humanité? C'est un des personnages des plus « cools » des studios Toho, si je puis me permettre un terme simplet, mais bien descriptif, symbole de pureté et d'innocence (même pesant 20 000 tonnes!). Ici, la menace de ce bon vieux Ghidora refait surface, alors que le dragon à trois têtes kidnappe des enfants. Que penser de cette aventure? Pour plus d'infos, allez voir ici.

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22 juillet: SANTO CONTRE LES MOMIES DE GUANAJUATO

SantoAssurément, LE moment fort du festival. On peut nous servir un tas de film d'horreur japonais prétentieux, de pseudo-importants films de gangsters d'Hong Kong ou autre machin international, mais SANTO ne peut décevoir. En fait, il était présent dans la salle, donnant une correction méritée à quelques momies venant sûrement faire du trouble pendant la soirée! Argh! Une foule avertie s'est bien amusée pendant la projection, semblant confondre le personnage "Pengouin" avec l'employé-fétiche Daniel, et participant à l'intrigue de façon vocale et hilarante. J'ai été surpris à quel point le personnage du méchant lutteur possédé du démon, Satan, ressemblait au lutteur de la WWF, Kane! Même si la majorité du film met en vedette Blue Demon et El Mil Mascaras, les gens ne se sont jamais plaint et on applaudit l'arrivée tardive de Santo comme il se doit. Inoubliable, avec quelques petits numéros musicaux de première qualité. Pour une appréciation plus détaillée, suivez ce lien.

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21 juillet: BULLETS OVER SUMMER

Bullets Over SummerDeux policiers doivent surveiller un criminel; pour ce faire, ils empruntent l'appartement d'une vieille mémé sénile qui finira par croire qu'ils sont ses deux fils disparus. Ce film n'est ni plus ni moins qu'une simple curiosité et il est bizarre de le voir sélectionné pour un tel festival, n'étant qu'une oeuvre très mineure. Mélangeant quelques fusillades sanglantes et de l'humour loufoque digne de vaudeville, il n'y a rien ici qui a vraiment attiré mon attention. Souvent plus laborieux que réussi.

I.K.U.

I.K.U.Ce qui devait être le gros évènement du festival semble s'être terminé dans l'embarras le plus total. En effet, un Impérial plein à craquer attendait avec anticipation ce film de érotique/sci-fi « branché ». Est-ce qu'un retard interminable en valait la peine? Présenté par la réalisatrice chauve, ce film au dialogue incompréhensible n'a absolument rien d'érotique, ni de si original (à part quelques belles couleurs...). En fait, c'est plutôt un long tapage sur les nerfs, avec de nombreux effets d'animation répétitifs. L'échec est complet, alors qu'une foule estimée à plus de 900 individus au début s'est amaigrie d'à peine 200 braves à la fin de la projection! La tendance de certains dirigeants de FantAsia de surévaluer certains films commence à être gênante...

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20 juillet: THE MISSION

The MissionOn proclame à grands cris que Johnny To est le nouveau Dieu du cinéma d'action d'Hong Kong. Est-ce que ce film en est la preuve? J'avoue avoir été légèrement déçu par THE MISSION, une oeuvre que j'ai trouvé très secondaire, malgré une distribution de premier plan (incluant deux gros noms comme Anthony Wong et Simon Yam). L'histoire est celle d'un gros bonnet du crime organisé qui voit son existence menacée par divers attentats à sa vie par un rival inconnu. Son plus jeune frère engage donc cinq durs à cuire pour en faire les gardes du corps officiels de l'aîné. Le guide de FantAsia nous informe que ce film a été un grand gagnant aux Oscars d'Hong Kong et qu'il rend hommage aux SEPT SAMURAIS de Kurosawa. Ok. Il y a une tendance chez certains cinéphiles de saluer le stoïcisme de personnages au cinéma comme de la grande brillance cinématographique. Humm... ça commence à faire, par exemple! J'avoue ne pas être touché par une longue suite de plans de gars figés comme des poteaux, revolvers au poing. Par-dessus le marché, « les plus belles fusillades vues depuis longtemps » (dixit FantAsia) ne m'ont pas du tout impressionnées, au contraire. Quand même, les excellents comédiens servent bien l'histoire et une scène où leur ennui d'attendre est apparent (ils jouent à se lancer du pied une boulette de papier) demeure un morceau digne d'anthologie. Je recommande THE MISSION, sans le présenter comme un chef-d'oeuvre moderne, toutefois.

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18 juillet: LES SIAMOISES

un personnage tragique?Encore une fois, le festival encourage des talents locaux, ce qui est fort honorable. Est-ce que nous serons plus chanceux avec ce film qu'avec BETWEEN THE MOON AND MONTEVIDEO?  Hum, heu, pas vraiment. Le scénario nous propose deux soeurs qui habitent ce qui ressemble à une espèce de maison de convalescence dont elles ne peuvent sortir, dirigée par un « psycho-chirurgien » qui adore le contrôle. Cette existence monotone (en plus d'endurer une mère vivant sur de nombreux « flashbacks ») devient insupportable et elles tenteront de trouver un moyen d'aller « dehors ». Mais les apparences sont souvent trompeuses concernant ces deux jeunes filles à la veille de leurs 18 ans... Le problème avec ce film est sa froideur, qui nous empêche de s'associer avec tel ou tel personnage. Nous sommes comme les petites caméras chercheuses qui observent les patients dans les corridors de cet institut : on enregistre sans émotion. Quelques bribes de dialogues pseudo-branchés tombent à plat ou semblent prétentieux. Le sang utilisé fait penser à du sirop de framboise. Par contre, les deux comédiennes principales, Isabelle Blais et Jessica Parker, sont excellentes et sauvent le film à elles seules, malgré les répétitions. Curieusement, LES SIAMOISES aurait peut-être été plus efficace en court métrage! Absurdement, le tout se termine avec des images de vaches qui broutent et un p'tit gars qui garroche des roches dans l'eau... Ah, le symbolisme! À la toute fin, cela a prit quelques secondes avant que les spectacteurs applaudissent avec politesse, comme s'ils ignoraient comment réagir. Je ne me suis pas tapé la session questions/réponses, que non. La metteure en scène Isabelle Hayeur nous a informé avant le film que Mike Harris veut que le don d'organes soit obligatoire pour chaque Canadien (elle portait un chapeau style Jimi Hendrix et des sandales). Voilà.

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17 juillet: VAMPIRE HUNTER D

un personnage mystérieuxUne nouvelle version d'un film « japanimation » déjà célèbre depuis 15 ans? Pourquoi pas? Je ne suis pas un fan de ce style de productions (surtout les gros yeux et la petite goutte de sueur sur la face des personnages), mais cette histoire semble bien différente des nombreux films futuristes associés à ce genre. Même si l'intrigue est justement dans le futur, où une société de vampires élégants et décadents est en voie de disparition, le tout demeure original dans son traitement mature. On nous ressort le vieux cliché du mec mi-vampire/mi-humain, qui est chargé de retrouver une jeune fille supposément kidnappée par un vilain buveur de sang. Cette histoire plutôt simple est prétexte à de magnifiques effets visuels et scènes d'horreur cauchemardesques étonnament réussies (surtout la finale). Une découverte qui pourrait devenir un nouveau film culte. Et il y en avait du monde aux deux représentations, à sentir les odeurs de petite sueur dégagées... ugh. Oh, et excellente trame sonore.

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16 juillet: INVASION OF ASTRO-MONSTER

Ghidrah vs GodzillaMieux connu sous le titre nord-américain MONSTER ZERO, voilà un film de la série Godzilla qui nous a été présenté fièrement par André Dubois, bénéficiant d'une superbe copie aux couleurs éclatantes. Nous avons une rare opportunité d'admirer Godzilla, Rodan et Ghidrah combattant sur une autre planète, au lieu d'une infortunée cité japonaise. Produit des années '60, nous avons également droit à d'indescriptibles costumes extra-terrestres style Capitaine Cosmos et doublage nasal inapproprié. En prime, la présence de la magnifique comédienne-culte, Kumi Mizuno, oh joie! Le problème principal de ce film demeure qu'on ne voit presqu'aucun monstre dans les premières 45 minutes et que Godzilla a l'air un peu trop bouffon. Mais il reste que c'est toujours un privilège que de voir un film de cette célèbre série sur grand écran. Que pouvait-il se passer dans la tête du comédien américain Nick Adams, lui ancien nominé pour un Oscar, et maintenant pris à jouer là-dedans?

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14 juillet: IN CHINA THEY EAT DOGS

les quatre mousquetairesCe film d'humour noir danois est demeuré une bonne surprise. La gueule du héros fait penser à un mélange d'un jeune Stallone et de Matt LeBlanc de FRIENDS. Le scénario est riche en rebondissement et nous présente l'histoire d'un banquier qui devient héros après avoir assomé un criminel qui venait dévaliser l'institution où il travaille avec la raquette de tennis d'un confrère. Il sera confronté chez lui par une jeune femme qui s'annonce comme l'épouse du bandit et lui reproche d'avoir intervenu, pour ainsi mettre leur existence dans la misère. Notre héros, Arvid, se verra rongé par le remors, au point de demander l'aide de son frère plus ou moins gangster-psychopathe et propriétaire d'un restaurant, à mettre la main sur un somme d'argent pour aider l'éplorée, quitte aussi à faire évader le bandit de prison! Tout ceci tournera au vinaigre, alors qu'on rencontrera maints personnages curieux, ce qui peut même inclure des agents d'outre-tombe... Avec d'excellents comédiens, ce film nous tient sur notre haleine, alors que rien n'y est prévisible. Si il souffre de quelques répétitions à la fin, IN CHINA... vaut le coup d'oeil. Les spectateurs semblent avoir bien apprécié. Le comédien qui joue le frère psycho ressemble à Paul Naschy, de plus.

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13 juillet: BETWEEN THE MOON ET MONTEVIDEO (film d'ouverture)

un combat enlevant...?Voici donc notre film d'ouverture, réalisé par un montréalais, Attila Bertalan. Après une semi-laborieuse introduction par Karim Hussain (qui s'est finalement tondu les tifs) et d'éternels remerciements par le producteur et metteur en scène, la projection débute vers 20h00. Pour vous donner une idée, j'ai quitté la salle vers 21h00, complètement amorti de ce qui se déroulait devant moi. Bertalan a l'air d'un chic type, mais il a commis l'erreur fatale de tenir le rôle principal, alors qu'il aurait dû se préoccuper à mieux ficeler son scénario et surtout à présenter un montage plus serré. Il n'a surtout pas le physique et la présence pour ce genre de rôle à la Bruce Willis (avec qui il partage la coiffure). De plus, l'interprétation est horriblement inégale, les accents demeurent inconsistants et les scènes de combat sont plutôt embarrassantes (et vous savez que je suis amateur de lutte professionnelle!). Si j'ai bien compris, l'histoire est celle d'un recycleur de métal qui habite sur une colonie entre la Terre et la Lune et qui veut quitter pour un monde supposément meilleur. Heureusement que le guide du Festival était là pour m'éclairer. Pour la postérité, je vous informe que ce film contient la moins érotique danse aux tables que j'ai eue la malchance de voir...

le p'tit bébé mascotte

12 juillet: X-MEN (présenté en avant-première)

les X-Men arrivent!Il y a longtemps qu'on entend parler de ce film; en fait, les fans en rêvent depuis des années. C'est en 1995 que des plans plus précis ont été annoncés pour un éventuel tournage. La dernière année a été une source de réactions diverses sur l'Internet vis-à-vis le projet: dégoût, émerveillement, impatience, encouragement... La distribution a été examinée à la loupe, ainsi que les costumes. Finalement, quel est le verdict? L'attente en valait-elle la peine? Est-ce qu'un metteur en scène n'ayant jamais eu de contact avec un tel sujet pouvait rendre justice au « comic book » le plus populaire au monde? Suivez ce lien pour le savoir!

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Merci à André Dubois, Mario Boivin et particulièrement Pascal Grenier, tous de grands princes, responsables de ma présence à ce festival!